Scandale à Paris : un animateur périscolaire abusait d’une petite fille depuis des mois

Un père témoigne des abus subis par sa fille dans le périscolaire à Paris

En avril 2025, Emma, une petite fille inscrite dans une école maternelle du 11e arrondissement de Paris, a confié avoir été agressée sexuellement par un animateur périscolaire. Ce n’était pas la première fois que cet animateur faisait l’objet de signalements, plusieurs parents l’avaient déjà dénoncé.

Il y a un an, Jérôme, le père d’Emma, a vécu un moment difficile lorsqu’il a appris ce qui était arrivé à sa fille. Il raconte avoir senti « le monde entier s’écrouler sous ses pieds » en découvrant que sa fille, âgée de plus de trois ans, lui avait parlé de l’animateur. Elle lui aurait dit : « L’animateur il est méchant. Il me touche ici et il me touche là. »

Pour Jérôme, cette révélation a été une véritable catastrophe. Il confie qu’il a encore aujourd’hui du mal à en parler sans ressentir de la tristesse ou de la colère. Il explique que ses sentiments sont intensifiés par le fait que cet animateur avait déjà été signalé pour des agressions sexuelles, en septembre 2024, par une mère d’élève. Pourtant, malgré ces signalements, aucune mesure de suspension n’avait été prise par l’école ou le périscolaire à l’époque.

Huit familles portent plainte

Quelques mois après la première alerte, d’autres signalements concernant le même animateur ont été effectués. Malgré cela, il est resté en poste. Au total, huit familles, dont celle d’Emma, ont déposé plainte contre lui. L’animateur doit être jugé le 26 mai prochain.

Jérôme insiste sur l’importance que tous les acteurs impliqués – fédérations de parents, mairie de Paris et Éducation nationale – se rencontrent pour améliorer la sécurité dans les écoles. Il souhaite que des discussions aient lieu afin d’éviter d’autres dysfonctionnements ou négligences dans la gestion de ces situations.

« Je veux que les fédérations de parents élus, la mairie de Paris et l’Éducation nationale se mettent autour d’une table pour sécuriser l’institution, pour sécuriser les écoles. »

Un plan d’action renforcé à Paris

Face à ces affaires, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a annoncé plusieurs mesures. Depuis le début de l’année, 78 animateurs périscolaires ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Par ailleurs, neuf animateurs d’une école du 7e arrondissement ont été suspendus pour des soupçons de violences physiques et sexuelles.

Le maire a également dévoilé un « plan d’action » doté d’un budget d’environ 20 millions d’euros. Ce plan vise à renforcer la transparence et la sécurité dans les écoles. Parmi les mesures, il prévoit une communication régulière des statistiques sur les suspensions d’animateurs, tous les trimestres, et la mise en place d’une cellule d’écoute à la disposition des familles pour signaler tout problème.

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