La Famille Halimi réclame la réouverture du dossier pour faire juger Kobili Traoré
Une demande de réouverture d’instruction déposée par la famille de Sarah Halimi
Les avocats de la famille de Sarah Halimi, une femme de confession juive assassinée en 2017 à Paris, ont annoncé, ce mercredi 15 avril, avoir déposé une requête auprès de la cour d’appel pour demander la réouverture de l’instruction. La famille souhaite obtenir que l’affaire soit rejugée et que le suspect, Kobili Traoré, soit jugé.
Contexte de l’affaire
En 2017, Kobili Traoré, alors gros consommateur de cannabis, a agressé Sarah Halimi, âgée de 65 ans. Il l’a rouée de coups avant de la jeter du haut d’un balcon. La justice a reconnu que le meurtre comportait une dimension antisémite, mais a confirmé l’absence de procès, car le suspect avait été jugé pénalement irresponsable. La Cour de cassation a validé cette décision en avril 2021.
Les experts psychiatriques avaient alors conclu que Kobili Traoré était atteint d’une « bouffée délirante » au moment des faits, ce qui expliquait son irresponsabilité pénale.
Des éléments nouveaux remettant en question l’irresponsabilité
Les avocats de la famille de Sarah Halimi évoquent maintenant « des éléments nouveaux » qu’ils ont en leur possession. Ces éléments concernent notamment la consommation de crack par Kobili Traoré avant l’agression, sa préméditation, ainsi qu’un enregistrement audio réalisé lors de la défenestration. Cet enregistrement, provenant d’un voisin, démontre une conscience politique et antisémite de l’auteur.
Selon eux, ces éléments ne étaient pas connus des magistrats, des experts ou de la chambre de l’instruction lors de la procès. Ils remettent en cause la thèse de l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré.
Les réactions de la famille et des proches
William Attal, le frère de Sarah Halimi, a déclaré qu’ils feront tout pour que la justice juge l’auteur du crime. Il a aussi souligné la souffrance de sa sœur, insistant sur l’importance d’obtenir une condamnation. Selon lui, si la justice française ne peut pas juger un tel crime, cela remet en question la capacité du pays à rendre justice.
Après son arrestation en février 2026, Kobili Traoré a été examiné par un psychiatre qui a attesté qu’il ne montrait pas de symptômes psychiatriques aigus lors de sa garde à vue.



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