Disparition du petit Émile : Prélèvements ADN massifs en cours pour le retrouver
Prélèvements ADN en cours dans l’enquête sur la disparition d’Émile
Les enquêteurs ont déjà effectué une centaine de prélèvements ADN dans le cadre de l’affaire Émile, disparu dans le Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence). Cependant, l’exploitation de ces profils en laboratoire n’a pas encore commencé, selon nos informations.
Une vaste opération de collecte lancée il y a un mois
Il y a un mois, les juges d’instruction responsables de l’enquête ont lancé une campagne de prélèvements ADN. Celle-ci concerne les habitants du Haut-Vernet, ainsi que les vacanciers et personnes de passage dans le village au moment de la disparition d’Émile, le 8 juillet 2023.
Près de 100 prélèvements ont été réalisés jusqu’à présent, d’après nos sources. La phase d’analyse génétique en laboratoire, qui pourrait prendre beaucoup de temps, n’a pas encore débuté. Elle pourrait être confiée au laboratoire bordelais dirigé par le professeur Christian Doutremepuich, qui avait déjà participé aux analyses précédentes.
Le délai d’attente pour l’analyse
Une source proche du dossier indique que les juges attendent peut-être la fin de tous les prélèvements avant de donner l’ordre d’analyser ces échantillons. La procédure pourrait ainsi être lancée une fois la collecte terminée.
En revanche, ce même laboratoire a terminé il y a quelques semaines l’examen des traces génétiques retrouvées sur trois vélos saisis chez les grands-parents d’Émile en décembre dernier. Ces vélos ont été rendus, et le rapport a été transmis aux juges. La suite judiciaire dépendra de leur décision. Il n’a pas été précisé si ces analyses ont permis de faire avancer l’enquête.
Des traces inconnues sur les vêtements d’Émile
Les prélèvements ADN sur les habitants se poursuivent. Leur objectif est de comparer ces profils à des traces étrangères qui ont été retrouvées sur les vêtements du petit garçon à la fin mars 2024. Ces traces restent pour l’instant inconnues.
De plus, les enquêteurs de la Section de recherches de Marseille disposent de traces ADN anonymes prélevées sur plus d’un millier de courriers anonymes. Toutes ces empreintes seront également comparées à celles recueillies lors des prélèvements.
Les prélèvements ont lieu principalement à la Gendarmerie de Seyne-les-Alpes, située à 25 km du Haut-Vernet, ou parfois au domicile des personnes concernées.
Témoignage d’un citoyen
Robert, un voisin des grands-parents d’Émile, a été prélevé le 5 mars dernier, après que les gendarmes se soient rendus chez lui. Il raconte que l’intervention a été rapide : « Ils étaient deux. Ils ont réalisé un prélèvement ADN avec le grand coton-tige dans la bouche et ils m’ont pris mes empreintes ».
Il précise avoir été informé quelques jours auparavant par la gendarmerie. Selon lui, cette démarche est nécessaire. « Je pense que c’est une bonne chose », dit-il, même s’il trouve cela « un peu tard peut-être par rapport à la disparition du petit ».
Une enquête toujours en cours
En janvier dernier, les avocats des grands-parents d’Émile avaient formulé plusieurs demandes d’actes complémentaires. L’avocate de la grand-mère, Me Julien Pinelli, soulignait que les prélèvements ADN au Haut-Vernet semblaient importants pour l’enquête.
Les juges d’instruction n’ont pas attendu ces demandes pour lancer la procédure, selon une source judiciaire.
Contacté par BFMTV, le parquet d’Aix-en-Provence n’a pas répondu à nos sollicitations. L’enquête pour la disparition et la mort d’Émile reste donc en cours, avec de nouveaux prélèvements en perspective.



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