Eurodéputée Rima Hassan jugée pour apologie de crime et messages haineux

Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise, jugée pour apologie de crime

Ce mercredi, Rima Hassan doit comparaître devant le tribunal judiciaire de Paris pour des accusations d’apologie publique de crime ou délit. La députée européenne, très active sur les réseaux sociaux, est notamment poursuivie pour deux publications controversées.

Des publications à caractère haineux

Rima Hassan partage fréquemment des messages à caractère antisémite et haineux. Lors de cette audience, elle est jugée pour deux posts en particulier. Le premier concerne un message appelant à dissoudre à l’acide le collectif féministe Némésis, et le second, un commentaire en soutien aux actes du Hamas dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

Le 8 mars 2025, après une marche féministe à Paris, elle repartage un post du compte de l’université Paris 1 Sorbonne, montrant un graffiti avec la phrase « dissoudre Némésis à l’acide ». La présidente du collectif, Alice Cordier, a dénoncé une provocation pouvant inciter au meurtre.

Une salutation aux actes du Hamas

Le second chef d’accusation concerne un message du 20 octobre 2025, où Rima Hassan partage un article du site américain Mondoweiss relatant des exécutions commises par le Hamas à Gaza. La députée commente cette publication en écrivant « un par un », ce qui constitue une apologie du terrorisme selon la justice.

Elle risque jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Cette même journée, un autre tweet la montre affirmant : « Rima Hassan assume clairement d’être Rima Hamas. C’est bien, les masques tombent, l’islamisation de la cause palestinienne est claire. »

Procédures en cours

Rima Hassan doit également revenir devant la justice les 19 et 20 octobre pour répondre d’accusations d’apologie du terrorisme. Elle est notamment poursuivie pour avoir partagé un tweet citant Kozo Okamoto, un responsable de l’attentat de 1972 à Tel-Aviv, qui a fait 26 morts.

Une question s’est posée concernant son immunité parlementaire, celle-ci protégeant certains propos tenus dans le cadre de ses fonctions. Cependant, la loi précise que cette immunité ne couvre pas les propos tenus sur les réseaux sociaux ou dans un cadre public hors de ses fonctions parlementaires.

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