Scandale à Paris : le maire auditionné sur les violences périscolaires
Le maire de Paris auditionné au Sénat dans le cadre du scandale du périscolaire
Ce mercredi, Emmanuel Grégoire, le maire socialiste de Paris, a été convoqué pour une audition devant le Sénat. Cette démarche intervient dans le cadre d’une commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le secteur périscolaire.
Ce sujet est particulièrement sensible. L’ancien maire Anne Hidalgo, qui a quitté ses fonctions en mars 2026, avait déjà été entendu dans cette affaire. Actuellement, des investigations pénales sont en cours contre la Ville de Paris et ses responsables, à la suite de plusieurs plaintes de familles. Ces familles dénoncent une absence de réaction face à des signalements de violences, parfois sur des enfants âgés de 2 à 4 ans.
En juin, une vingtaine d’élus de droite et du centre, dont Rachida Dati, ont également alerté la justice par deux signalements. Le groupe co-présidé par Sophia Chikirou, représentant La France Insoumise, a aussi porté plainte. Ces élus critiquent la municipalité pour son « inaction » face à ces situations, malgré un rapport de l’Inspection générale de la Ville en 2015, dont ils affirment que les recommandations sont restées sans suite.
Pour sa part, Anne Hidalgo a nié ces accusations lors d’une interview sur France Inter la semaine dernière. Elle a également déclaré que ces allégations étaient « totalement fausses ».
Les déclarations d’Anne Hidalgo devant le Sénat
Ce mardi, devant la commission présidée par la sénatrice LR Agnès Evren, Anne Hidalgo a reconnu que « nos institutions ont failli » dans la protection des enfants. Elle a qualifié cet échec d’« échec collectif ».
Elle a expliqué : « Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est parce que la mairie de Paris, les collectivités locales, l’Éducation nationale, la police et la justice ont failli, malgré les actes posés et la conscience des abus dont sont victimes nos enfants dans notre pays. »
Depuis le début de l’année, la Ville de Paris a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes sont en cours dans les écoles primaires et crèches de la capitale, visant des personnels. Ce mardi, un animateur a été condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme, pour des agressions sexuelles sur neuf enfants.



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