Procès de Romans : Justice pour Zakaria, 16 ans tué en altercation
Ouverture du procès des impliqués dans la mort de Zakaria à Romans-sur-Isère
Ce lundi 14 septembre, s’est ouvert le procès de trois hommes, poursuivis pour la mort de Zakaria, un jeune garçon de 16 ans tué en 2024 lors d’une altercation dans le quartier de La Monnaie à Romans-sur-Isère (Drôme). La cour d’assises de la Drôme juge l’auteur présumé du coup de couteau, ainsi que son père et son beau-frère, pour complicité.
Les faits remontent au 9 avril 2024. Ce soir-là, Boutaleb Gourini, un ancien technicien de maintenance, apprend que son plus jeune fils aurait été victime de harcèlement à l’école. Malgré l’absence de confirmation par les enseignants, il décide de se rendre dans le quartier avec ses deux fils aînés et son gendre pour confronter celui qu’il pense être le harceleur.
Le parquet de Valence qualifie cette démarche d’« expédition punitive ». Son avocat, lui, la décrit comme la réaction d’un père qui veut défendre son enfant, précisant que celui-ci était venu pour rencontrer le père de l’autre adolescent.
Les événements qui ont conduit au drame
Selon l’enquête, Boutaleb Gourini aurait encouragé son fils de 16 ans à porter le premier coup contre le jeune homme qu’il suspectait de harcèlement. Zakaria était présent avec des amis et a assisté à la scène. La confrontation a rapidement dégénéré lorsque le frère aîné de Boutaleb, Adel Gourini, alors âgé de 26 ans, est intervenu en sortant un couteau.
Pour mettre fin à l’altercation, Zakaria a décidé de s’interposer, mais il a été touché au cœur par un coup de couteau. Il est décédé peu de temps après.
Les poursuites et les accusés
Adel Gourini est poursuivi pour homicide volontaire. Initialement mis en examen pour assassinat, le parquet de Valence a finalement retenu la qualification d’homicide simple, la justice estimant que le acte n’était pas prémédité.
Boutaleb Gourini doit répondre de complicité de violences volontaires, tandis que son gendre, Abdherrahim Assmy, est poursuivi pour complicité, notamment pour avoir aidé les accusés à organiser leur fuite. Le plus jeune fils, alors mineur, a été condamné en première instance à une peine pour violences volontaires et attend un procès en appel.
Réactions et contexte
Guillaume Fort, avocat des parents de Zakaria, a décrit le jeune homme comme un garçon « généreux, drôle, bosseur » qui ne supportait pas la violence. Il voulait à terme créer sa propre entreprise dans le bâtiment.
Le procès doit se poursuivre jusqu’au 21 septembre devant la cour d’assises de la Drôme, à Valence.



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