Scandale à Riom : une femme et son amant jugés pour meurtre et empoisonnement

Une femme et son amant jugés pour assassinat et empoisonnement

Le 14 septembre, la cour d’assises du Puy-de-Dôme a commencé à juger une femme de 40 ans et son amant, pour leur implication dans la mort d’un homme de 47 ans. Les deux sont accusés d’avoir planifié un assassinat et un empoisonnement, dans une affaire aux allures de scénario de polar.

Les faits remontent au 29 juillet 2022

Ce matin-là, un responsable commercial a été retrouvé mort dans sa villa de Riom. La victime, âgée de 47 ans, a été découverte dans un bain de sang. La compagne du défunt, qui venait d’être avertie de son absence par son employeur, a alerté le voisinage après avoir constaté des traces de sang à l’entrée de la maison.

La femme a rapidement admis avoir passé la nuit avec un amant. Elle a expliqué avoir une relation conflictuelle avec son compagnon, qu’elle accusait d’infidélité. Cependant, l’enquête n’a pas confirmé ces accusations.

Messages suspects et éléments troublants

L’enquête a révélé des échanges de messages entre la femme et son amant deux jours avant le drame. Parmi eux, des propos inquiétants laissant penser à une planification de l’acte, avec des phrases comme « demain soir, c’est mort », « le principe, c’est que personne ne le cherche » ou « jeudi, c’est parfait ».

Les policiers ont rapidement identifié l’amant, un commercial de 39 ans, comme étant le principal suspect. Il a reconnu être l’auteur du meurtre. Au fil des auditions, il a expliqué que sa maîtresse était également présente lors de l’agression, et qu’elle lui aurait donné des coups. Selon ses dires, il s’agissait d’une opération punitive, et la victime aurait tenté de se défendre, étant étranglée au sol avec un démonte-pneu après avoir reçu plusieurs coups violents.

Une scène de crime maquillée

Après le meurtre, le domicile a été fouillé en vue d’un cambriolage : bijoux volés, détritus et meubles retournés. Ces éléments visaient à faire croire à une effraction. Par ailleurs, la victime aurait été empoisonnée quelques semaines auparavant, dans une tentative également attribuée aux deux accusés.

Les accusations et la défense

Les deux accusés réfutent toute implication. Les avocats de la femme, Me Clément Diakonoff et Me Loïc Sarrat, ont déclaré que « aucun élément » ne permettait de la placer sur les lieux du crime. Ils ont aussi souligné que les charges contre elle restaient « particulièrement équivoques ». Quant à l’amant, Me Maud Vian, son avocate, n’a pas souhaité faire de commentaires.

Les deux sont poursuivis pour « assassinat » et « empoisonnement ». S’ils sont reconnus coupables, ils risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

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