Affaire Marius Borg Høiby : un nouveau procès qui pourrait tout changer

Une nouvelle étape dans l’affaire de Marius Borg Høiby

Condamné en première instance pour viols et violences domestiques, Marius Borg Høiby, le fils aîné de la reine Mette-Marit de Norvège, voit son dossier repartir devant la justice. La cour a accepté qu’un nouveau procès lui soit accordé, ce qui constitue un rebondissement majeur dans cette affaire qui secoue la Norvège depuis 2024.

Ce recours ouvre la voie à un second procès en appel, alors qu’un premier verdict a été rendu au printemps 2026. La famille royale, soucieuse de préserver son image, doit faire face à cette nouvelle étape judiciaire qui relance une crise très médiatisée autour de ce proche du trône.

Ce que la cour d’appel de Borgarting a décidé

Le 10 septembre 2026, la cour d’appel de Borgarting, à Oslo, a accepté d’étudier le recours de Marius Borg Høiby. Les juges vont réexaminer deux accusations de viols et des violences domestiques présumées durant sa relation avec l’influenceuse Nora Haukland. Ce nouveau procès est prévu pour 2027, avec une durée estimée à quatre semaines.

Selon son avocat Petar Sekulic, le jeune homme est « satisfait » que sa demande ait été retenue. De leur côté, ses avocats soulignent que cette issue était « prévisible ». Le procureur Sturla Henriksbø, lui, s’oppose à un nouvel examen et réclame une peine plus sévère.

Les origines de l’affaire et ses développements

Pour comprendre ce rebondissement, il faut revenir aux origines de l’affaire Marius Borg Høiby. Le 4 août 2024, la police intervient tôt le matin dans un appartement à Oslo, suite à un signalement de violences contre la compagne de l’époque, Rebecca Helberg. Dans les mois qui suivent, d’autres ex-compagnes, notamment Juliane Snekkestad et Nora Haukland, décrivent des agressions répétées aux enquêteurs.

Le 18 août 2025, Marius Borg Høiby est formellement inculpé à Oslo pour 38 infractions, incluant plusieurs viols, des violences dans ses relations, des menaces, ainsi que des délits liés à l’alcool, à la conduite et aux drogues. Après une longue enquête, il passe en procès du 3 février au 19 mars 2026 devant le tribunal d’Oslo. Le 15 juin, il est condamné à quatre ans de prison ferme, une peine inférieure aux plus de sept ans demandés par le parquet.

Une détention et un contexte monarchique tendu

Durant la procédure, la situation personnelle de Marius Borg Høiby évolue. Placé en détention provisoire au début du procès, il obtient, le 13 juillet, une assignation à résidence au sein de la propriété royale de Skaugum, avec un bracelet électronique. Cette mesure devait rester en vigueur jusqu’à la décision finale de justice.

Juste avant la décision d’appel, il a été autorisé à quitter Skaugum pour assister aux funérailles nationales du roi Harald V à Oslo. Sa présence lors de cet événement, en présence du nouveau roi Haakon VIII et de la princesse Ingrid Alexandra, a suscité de nombreuses critiques dans l’opinion publique. Les avocats des victimes craignent que ce nouveau procès ne ravive les traumatismes, même si certains estiment que Marius Borg Høiby sera en mesure de s’expliquer à nouveau sans difficulté.

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