Tragédie à Nice : une jeune femme meurt après une injection de botox clandestine
Résumé des faits
Le 27 juillet, une jeune femme de 25 ans est décédée dans un salon d’esthétique à Nice. Selon le parquet, elle aurait subi une injection de botox probablement réalisée de manière clandestine. La police a été alertée lorsque la cliente a été retrouvée en arrêt cardio-respiratoire. Malgré l’intervention des secours, elle n’a pas pu être sauvée.
Le procureur de Nice, Damien Martinelli, indique que la victime était venue pour des injections de botox aux fessiers. Après avoir reçu une injection de lidocaïne, un anesthésiant, elle a immédiatement fait un malaise puis est décédée.
Les investigations en cours
Une enquête pour homicide involontaire, exercice illégal de la médecine et administration de substances nuisibles a été ouverte. Le Service local de police judiciaire de Nice, en collaboration avec l’Agence régionale de santé PACA, a placé en garde à vue plusieurs personnes. Parmi elles, une femme née en 1990 qui aurait pratiqué l’injection, la gérante du salon née en 1998, et un homme qui aurait emporté des produits du salon peu après les faits.
Une perquisition a permis de découvrir de nombreux produits, certains neufs, d’autres usagés, ainsi que des médicaments, des seringues et des produits injectables en provenance d’Asie. La police a également saisi 1 500 euros en liquide.
Les personnes impliquées
Les premières investigations montrent que la personne ayant pratiqué l’injection n’était pas formée ni autorisée à le faire. Elle se présentait comme esthéticienne et exerçait de manière non déclarée, souvent sur le bouche-à-oreille. Lors de son audition, elle a reconnu utiliser des produits réglementés à des fins médicales, mais elle refusait de donner son adresse à Nice.
La gérante du salon a expliqué avoir ouvert l’établissement en juillet 2024. Elle affirme ne pratiquer que des soins du visage et du blanchiment dentaire. Elle a également indiqué louer le local à des intervenants extérieurs, souvent payant en espèces, sans savoir précisément ce qui y était pratiqué. Il s’avère que le salon n’a aucune existence administrative ou fiscale. La gérante est connue pour avoir été contrôlée à plusieurs reprises pour des manquements.
Quant à l’homme, il est le mari de la femme ayant pratiqué l’injection. Il a déclaré ne pas savoir que cette activité était illégale et affirme avoir simplement remis des produits à la demande de sa femme.
Les suites de l’enquête
Une autopsie a été ordonnée pour déterminer précisément les causes du décès. Une information judiciaire a été ouverte pour homicide involontaire, mise en danger d’autrui, exercice illégal de la médecine et travail dissimulé. Les trois personnes ont été mises en examen : les deux femmes en détention provisoire, l’homme sous contrôle judiciaire.



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