Menaces et violence contre le maire d’Alès : exfiltration spectaculaire par le Raid

Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, a été pris pour cible par des menaces et des actes de violence attribués au groupe criminel DZ Mafia nouvelle génération. Après plusieurs intimidations, il a été exfiltré de son domicile par le Raid dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet. Une enquête a été ouverte et le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) a été saisi de l’affaire.

Une série de menaces et d’incidents

Les menaces ont débuté par des tirs de deux balles de 9 mm et des tags offensants écrits sur la façade de sa maison. La situation s’est aggravée lorsqu’une suspicion de véhicule piégé a été signalée à proximité de son domicile, ce qui a conduit à une intervention rapide du Raid. Selon nos informations, cette opération a été orchestrée par le ministre de l’Intérieur lui-même.

Le ministre Laurent Nuñez a qualifié la situation d’ »acte d’intimidation » et a souligné que « toute la lumière sera faite » sur ces menaces. La police a également retrouvé dans un courrier des munitions, ce qui a renforcé la gravité de la menace.

Une exfiltration nocturne en urgence

Le lundi 20 juillet au soir, Christophe Rivenq a été exfiltré de son domicile par les forces du Raid. La police suspectait la présence d’un véhicule piégé à proximité, ce qui a motivé l’intervention. Selon l’entourage du ministre, cette menace était « sérieuse et sourcée ».

Vandalisme et menaces écrites

La semaine précédente, la femme de Christophe Rivenq avait trouvé dans leur boîte aux lettres un courrier contenant deux balles de calibre 9 mm. Malgré cette menace, il avait refusé la protection policière proposée par le ministère de l’Intérieur. Par ailleurs, des tags menaçants avaient été inscrits sur la clôture de sa maison, avec les inscriptions : « DZNG », « CVN », « FDP » et « NTM ».

Le maire d’Alès avait déclaré vouloir continuer à vivre normalement, malgré la pression, en soulignant l’importance de ne pas céder à la panique. Il insistait sur la présence renforcée des patrouilles policières devant chez lui.

Une origine claire : la DZ Mafia nouvelle génération

Les responsables de ces menaces ont revendiqué leur origine en signant les enveloppes et tags avec « DZ Mafia nouvelle génération ». Il s’agit d’une branche du groupe criminel traditionnel, née d’une scission avec ses anciens cadres, selon le Figaro. Une partie du gang aurait ainsi rompu avec sa structure historique.

Pour Abdelkrimi Grini, ces menaces sont directement liées à la lutte contre le trafic de drogues dans la région. Christophe Rivenq, très engagé contre le narcotrafic, est une cible privilégiée des trafiquants, notamment en raison de la collaboration étroite avec les forces de sécurité et la police municipale.

Une enquête en cours et un fort déploiement judiciaire

Le parquet a ouvert une procédure pour « menaces, violence ou acte d’intimidation envers un élu ». Le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini, a déclaré que les faits du 16 juillet, notamment les tags et la découverte de cartouches, ainsi que l’exfiltration nocturne, faisaient l’objet d’une enquête approfondie. La procédure a été transférée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille.

Les réactions politiques

Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a dénoncé un « acte d’intimidation » visant le maire d’Alès, et a assuré que toute la lumière serait faite. Il a également évoqué la possibilité d’un « projet d’action violente » derrière ces menaces.

Sur le plan politique, l’unanimité s’est exprimée pour soutenir Christophe Rivenq. La candidate du Rassemblement national à la présidentielle, Marine Le Pen, a appelé à renforcer l’autorité de l’État. Bruno Retailleau, candidat des Républicains, a salué le courage du maire et appelé à une réponse collective face à la menace mafieuse. De leur côté, la députée de Place publique, Raphaël Glucksmann, a souligné que ces agressions s’en prennent à toute la République.

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