Magistrature et LFI : un syndicat accusé de politiser la justice
Le syndicat de la magistrature accusé de proximité avec LFI
Le secrétaire national du syndicat de la magistrature, Stéphane Fischesser, a critiqué jeudi soir la loi sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre. Cette prise de position politique, exprimée lors d’une conférence de presse organisée par La France Insoumise (LFI), soulève des questions sur les liens entre cette organisation syndicale et le mouvement politique.
Une intervention politique lors d’une conférence de LFI
Lors de cet événement, Stéphane Fischesser a exprimé son opposition à la loi adoptée le 7 juillet à l’Assemblée nationale. Il a indiqué que ce texte posait des problèmes à la fois politiques et juridiques. Selon lui, la loi contredirait les normes internationales et constitutionnelles qui garantissent notre État de droit.
Le syndicaliste a également appelé à signer une pétition contre cette loi et à participer à un rassemblement prévu le 19 septembre.
Une posture polémique et des précédents
Ce n’est pas la première fois que le syndicat de la magistrature, connu pour ses positions de gauche, intervient publiquement sur des sujets politiques. En 2007 et 2012, il avait déjà appelé à voter contre Nicolas Sarkozy. Plus récemment, lors des élections législatives anticipées de 2024, il s’était mobilisé contre la montée de l’extrême droite.
Cette position a suscité des réactions de la part de certains responsables politiques. Bruno Retailleau, sénateur LR et candidat à la présidentielle, a notamment dénoncé ce qu’il qualifie de « collusion avec l’extrême gauche ».
Le Syndicat de la Magistrature, principal syndicat des magistrats, qui participe à une conférence de presse organisée par LFI et qui appelle à manifester contre une loi votée démocratiquement. Cette collusion avec l’extrême gauche doit cesser. Il faut profondément réformer…
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) 18 juillet 2026
Sur la plateforme X (ex-Twitter), il a insisté sur la nécessité de réformer l’exercice syndical des magistrats. Il estime que cette collusion doit cesser.
Un exercice syndical encadré par la loi
Ce type d’engagement politique est encadré par une ordonnance de 1958, qui définit le cadre de l’exercice syndical des magistrats. Selon l’article 10 de ce texte, ces derniers doivent s’abstenir de toute démonstration de nature politique. Cependant, la ligne reste floue, ce qui alimente les débats sur la neutralité du corps judiciaire.



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