Témoignage bouleversant d’un survivant du Vel’ d’Hiv face à la dégradation d’une plaque hommage

Témoignage d’Edmond Richemond, rescapé du Vel’ d’Hiv

Ce 19 juillet 2026, CNEWS a recueilli le témoignage d’Edmond Richemond, survivant de la rafle du Vel’ d’Hiv. Alors qu’une plaque en hommage aux Justes parmi les Nations, portant son nom, a été dégradée à Paris, il a évoqué son parcours difficile lors de cette tragédie. Son récit est marqué par la douleur mais aussi par un message de résilience.

Un souvenir marquant

Edmond Richemond explique qu’il avait 13 ans lors de la rafle, en avril 1942, après avoir célébré sa Bar Mitzvah. Quelques jours après cette cérémonie, la police est venue arrêter les Juifs de Paris. Contrairement à ce qu’on lui avait dit, sa famille, comme beaucoup d’autres, n’a pas été épargnée. Son père et son frère ont quitté leur appartement, pensant que les femmes et les enfants seraient laissés en paix, mais cela s’est avéré faux.

Face au danger, le jeune Edmond a été confié à la famille Richard, qui l’a hébergé pendant un mois. Il témoigne que cette famille n’a pas hésité une seconde pour le protéger.

La dégradation de la plaque et sa signification

La plaque en hommage aux Justes, où son nom était inscrit, a été récemment dégradée à Paris. Edmond Richemond considère cet acte comme une manifestation de « bêtise humaine ». Selon lui, casser une plaque est facile, mais créer quelque chose de positif demande plus d’efforts. Il ajoute que cet acte n’est pas dirigé contre lui personnellement, mais contre la nation française qui, à travers le sauvetage des Juifs, a montré sa solidarité.

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