Directeur d’école suspecté de viol à Bordeaux : l’affaire bouleverse la ville
Un directeur d’école suspecté de viol à Bordeaux
Le parquet de Bordeaux a confirmé le mercredi 15 juillet 2026 que le directeur d’une école privée de la ville est visé par deux plaintes pour viol sur mineur. L’homme a été placé en garde à vue, mais a été libéré en mars dernier. Il a été suspendu de ses fonctions suite à un premier signalement effectué en février. Selon les témoignages, un enfant aurait rapporté des faits pouvant être qualifiés de viol ou d’agression sexuelle. Par la suite, un autre élève aurait également témoigné.
Un juge d’instruction a été saisi pour examiner ces deux plaintes. Elles concernent des accusations de viol sur un mineur de moins de 15 ans, d’agression sexuelle, mais aussi de violences aggravées, de menaces de mort et de non-signalement d’agressions sexuelles. D’après les informations de Sud-Ouest, les deux enfants, âgés d’environ 7 ans, évoquent des faits qui se seraient produits durant leurs années en CP et CE1, dans le bureau du directeur de l’école.
Les parents dénoncent une omerta dans l’établissement
Les parents d’élèves dénoncent une « omerta » autour de cette affaire. Le directeur, qui maintient son innocence, a porté plainte en diffamation, selon Ici Nouvelle-Aquitaine. Les accusations ne ciblent pas uniquement lui. L’organisme de gestion de l’enseignement catholique (Ogec) Sainte Marie Bastide est également mis en cause, notamment pour non-assistance à personne en danger, défaut de signalement et complicité de viol par abstention volontaire.
Plusieurs parents estiment que l’établissement cherche à dissimuler la vérité. Dans un communiqué daté du 16 juin 2026, l’école affirmait pourtant que la priorité était la protection et la sécurité des élèves, et qu’elle agissait « dans le strict respect des procédures » tout en restant « réservée pour protéger les personnes impliquées ».
Un contexte sensible et récent
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où la protection des enfants face aux violences physiques et sexuelles est devenue une préoccupation majeure. Plusieurs affaires récentes, notamment dans le domaine scolaire et périscolaire parisien, ont mis en lumière ces enjeux. Deux procès liés à ces questions ont déjà eu lieu depuis juin, mais tous deux ont abouti à un non-lieu, et le parquet a décidé de faire appel.



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