Des Milliers de dossiers « prioritaires » après l’affaire Lyhanna : un tournant dans la lutte contre la pédocriminalité
Près d’un millier de dossiers « prioritaires » identifiés après l’affaire Lyhanna
Gérald Darmanin a présenté mercredi le bilan du réexamen de dizaines de milliers de plaintes concernant des affaires de pédocriminalité. Ce travail a permis d’identifier près d’un millier de dossiers considérés comme « prioritaires ». Par ailleurs, 675 personnes ont été placées en détention dans ce contexte.
Ce réexamen a été lancé peu après la mort de Lyhanna, une affaire qui a suscité une forte mobilisation. Les procureurs généraux ont ainsi passé en revue toutes les plaintes en cours, en relançant si nécessaire les enquêtes déjà ouvertes pour des accusations de violences sur mineurs. Ce processus a permis de faire un premier bilan chiffré, montrant notamment des effets concrets sur le nombre de suspects incarcérés.
« Un pari réussi »
Selon l’entourage de Gérald Darmanin, cette opération a été un succès. Elle concerne près de 70 000 dossiers, qu’ils qualifient de « coup de pied dans la fourmilière ». Les résultats sont visibles : le nombre de suspects en détention a presque doublé, et le nombre d’ouvertures d’informations judiciaires, c’est-à-dire d’enquêtes confiées à un juge, a triplé.
La chancellerie considère que l’objectif a été atteint : ces dossiers sont désormais traités, notamment les 970 enquêtes « prioritaires ». Ces dossiers concernent des suspects déjà identifiés, ayant des antécédents, et des victimes mineures — des cas qui ressemblent fortement à celui de Lyhanna.
Il reste cependant difficile de connaître le statut précis de chaque enquête. La moitié des plaintes étudiées datent de plus d’un an. Gérald Darmanin prévoit de rencontrer prochainement chaque procureur général pour faire le point sur d’éventuels dysfonctionnements ou manques de moyens.



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