Condamné pour incendie, il relance la mystérieuse affaire du petit Émile
Une condamnation qui relance la peur autour de l’affaire Émile
La condamnation de Roland W., ce mardi 7 juillet, a mis en évidence un phénomène inquiétant pour les proches d’Anne et Philippe Vedovini. Cet homme de 78 ans, condamné à deux ans de prison avec mandat de dépôt, avait tenté d’incendier leur résidence secondaire au Haut-Vernet. Il expliquait vouloir « relancer l’enquête » sur la disparition du petit Émile.
Lors de son procès, il a déclaré penser que « les coupables se trouvent dans la famille ». Selon les avocats des grands-parents d’Émile, ces propos illustrent les dérives liées à certaines accusations qui circulent depuis plusieurs mois dans cette affaire hors norme. Ces événements témoignent, selon eux, d’un climat de plus en plus préoccupant.
Ce n’est pas un incident isolé. Depuis les gardes à vue de mars 2025, Philippe et Anne Vedovini assurent être la cible d’un déferlement de menaces et d’attaques.
Une avalanche de menaces et de plaintes
Selon BFMTV, Philippe Vedovini a déposé une soixantaine de plaintes pour dénoncer les messages qu’il reçoit depuis plusieurs mois. Parmi celles-ci, une quinzaine concernent des personnes identifiées, tandis qu’une cinquantaine concernent des courriers anonymes. Ces messages, parfois envoyés directement à son domicile ou à son cabinet de kinésithérapeute dans les Bouches-du-Rhône, contiendraient de graves accusations.
Certains auteurs de ces messages n’hésiteraient pas à le qualifier « d’assassin » ou de « pédophile ». Son avocate, maître Isabelle Colombani, indique que « les menaces contre mon client ont augmenté depuis les gardes-à-vue de mars 2025. Les courriers anonymes viennent de toute la France, notamment de Caen, Brest ou Paris ».
Les grands-parents réclament une protection
Face à cette situation, Anne et Philippe Vedovini envisagent de demander une protection auprès des juges d’instruction en charge de l’affaire Émile. Ils avaient déjà exprimé leur sentiment d’insécurité après l’incendie de leur résidence secondaire. Dans un message transmis à BFMTV le 17 mai dernier, ils dénonçaient l’impact médiatique des gardes à vue, dont ils étaient sortis libres.
Ils expliquent : « Aujourd’hui, nos enfants et nous-mêmes sommes en danger, car après les gardes-à-vue, nous avons été broyés et jetés en pâture dans les médias. Il restera toujours des personnes souhaitant nous faire du mal. »
De plus, Anne Vedovini a signalé un incident à la gendarmerie de Roquevaire. Le 7 juin dernier, lors d’une messe à Aix-en-Provence, elle aurait remarqué la présence d’un individu qui aurait cherché à obtenir des informations sur elle et son mari auprès de plusieurs fidèles.



Laisser un commentaire