Décision cruciale ce mercredi sur la libération d’Hicham Harb, 44 ans après

Une décision judiciaire attendue sur la remise en liberté de Hicham Harb

La justice française doit se prononcer ce mercredi sur la demande d’annulation de l’extradition et de remise en liberté déposée par Hicham Harb, un Palestinien suspecté d’être le superviseur de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers, à Paris, en 1982.

Ce procès constitue une étape clé dans une affaire vieille de près de 44 ans. Hicham Harb, âgé de 72 ans, a été extradé mi-avril par l’Autorité palestinienne vers la France, où il a été placé en détention provisoire en attendant un procès. Sa défense a saisi la cour d’appel de Paris pour demander son libération, arguant que son transfert pourrait être une opération politique.

Les accusations contre Hicham Harb

Selon l’accusation, Hicham Harb aurait participé à l’attaque du 9 août 1982 en tant que tireur et « chef » d’un commando. L’attentat, qui a fait six morts et 22 blessés, aurait été perpétré avec une grenade et un pistolet-mitrailleur. La justice attribue cette attaque au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), groupe dissident de l’OLP.

Un contexte de controverse autour de l’extradition

Les avocats de Hicham Harb contestent son extradition, la qualifiant de démarche « politique » en lien avec la reconnaissance de l’État de Palestine par la France. Toutefois, le parquet général a publié début juin des réquisitions en faveur du maintien en détention. Il estime que la gravité de l’attentat justifie la détention et que l’argument politique n’est pas démontré.

Les conditions de détention et la santé du suspect

L’avocate de Hicham Harb, Me Alice Becker, a exprimé son inquiétude concernant l’état de santé de son client, qui est en rémission de deux cancers. Elle dénonce aussi ses conditions de détention à l’isolement à la prison de Fresnes.

Hicham Harb doit comparaître prochainement lors du procès de la rue des Rosiers. Il sera jugé aux côtés d’autres suspects, notamment Hazza Taha, soupçonné d’avoir caché des armes, et Abou Zayed, considéré comme l’un des tireurs, détenu en France depuis 2020.

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