Livreur Deliveroo condamné pour agression sexuelle à Paris
Un livreur Deliveroo de 30 ans a été condamné à 18 mois de prison, dont 8 mois avec sursis, par le tribunal correctionnel de Paris. Il était poursuivi pour une agression sexuelle survenue le 1er avril dans le 16e arrondissement de la capitale.
Les faits
Le jour de l’incident, il pleuvait fortement à Paris. Une jeune femme, abritée sous les courives d’un immeuble situé au 78 rue de la Faisanderie, a été abordée par un livreur qui lui a demandé de l’aider à utiliser l’interphone et l’ascenseur. Elle a accepté après avoir été invité à le faire.
Une fois dans le hall, l’homme a soudainement montré un comportement agressif. Il a pris la force le poignet de la jeune femme, puis a sorti son sexe et s’est livré à une masturbation en sa présence. Il a empêché la victime de s’enfuir et a éjaculé dans le hall de l’immeuble.
La jeune femme a réussi à s’échapper et a alerté la police du commissariat du 16e arrondissement. Pendant ce temps, le livreur a terminé sa livraison pour Deliveroo et est reparti en scooter.
Les investigations
Les enquêteurs ont rapidement confirmé plusieurs éléments du récit de la victime. La police technique et scientifique a prélevé des traces, notamment du sperme, mais l’ADN du suspect était inconnu des fichiers de la police.
La société Deliveroo a fourni les coordonnées du titulaire du compte, qui était sous une fausse identité. Les policiers ont également remonté la piste du scooter utilisé lors de la livraison, grâce à une contravention et une photo prise lors d’un contrôle à la frontière italienne.
La victime a été invitée à voir une série de clichés, dont une photo du suspect, qu’elle a immédiatement reconnue. Le 29 mai, l’homme a été inscrit au fichier des personnes recherchées. Il s’agit d’un Algérien de 30 ans, sans domicile fixe.
Interpellation et procès
Le 29 juin, le suspect a été arrêté lors d’un contrôle effectué par la brigade des réseaux ferrés. Il a nié les faits lors de sa première audition. Cependant, l’exploitation de son téléphone a révélé qu’il était bien en activité de livraison le jour de l’agression, portant un casque de moto blanc correspondant à la description de la victime.
Lors de sa seconde audition, il a reconnu les faits, expliquant avoir consommé du Lyrica la veille, ce qui aurait pu influencer son comportement. Les résultats ADN ont confirmé qu’il était bien le suspect, son profil correspondant à celui prélevé sur la scène.
Déféré le 1er juillet, il a été jugé en comparution immédiate. Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison, avec 8 mois de sursis, et à son inscription au fichier des délinquants sexuels.



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