Un Professeur accusé de viols et agressions sexuelles sur des élèves à Orange
Un professeur d’un lycée d’Orange, dans le Vaucluse, a été mis en examen pour des faits de violences sexuelles commis sur plusieurs élèves. Les accusations portent sur au moins deux viols, quatre agressions sexuelles et une tentative d’agression sexuelle. Ces actes auraient été perpétrés entre 2003 et 2026.
Âgé de 55 ans, l’enseignant de français du lycée de l’Arc d’Orange a été présenté au parquet le jeudi. Contrairement à la demande du procureur, il n’a pas été placé en détention provisoire. Le juge des libertés et de la détention a décidé de le placer sous contrôle judiciaire.
Ce contrôle judiciaire comporte plusieurs restrictions. L’homme ne peut pas s’absenter de son domicile ni quitter le Vaucluse, il doit éviter tout contact avec les victimes, cesser toute activité professionnelle en lien avec des mineurs, et suivre un traitement médical ou des soins. Ces mesures ont été précisées par le parquet dans un communiqué.
Une enquête pour identifier d’autres victimes
Après avoir recueilli plusieurs témoignages, le parquet a ouvert une information judiciaire. L’objectif est notamment de découvrir d’autres victimes potentielles. Selon les enquêteurs, l’enseignant est soupçonné d’avoir violé un mineur à Orange entre octobre 2008 et mai 2009, ainsi qu’un autre mineur entre janvier 2020 et juillet 2021.
Il est aussi suspecté d’avoir agressé sexuellement un mineur de plus de 15 ans en 2008, ainsi que deux autres victimes entre 2003 et 2005. Une autre victime aurait été agressée entre 2008 et juin 2026. Enfin, il est poursuivi pour une tentative d’agression sexuelle sur un mineur de plus de 15 ans.
Une situation préoccupante à l’échelle nationale
Le ministère de la Justice a indiqué que plus de 88 000 plaintes impliquant des enfants sont actuellement examinées par les tribunaux. Parmi elles, 7 452 concernent des crimes pour lesquels l’auteur présumé est identifié.
Le ministre Gérald Darmanin a ordonné une revue de ces dossiers, afin d’examiner en priorité ceux qui impliquent des crimes avérés ou potentiels. La justice cherche à mieux comprendre l’ampleur des violences sexuelles sur mineurs dans le pays.
Ce contexte s’inscrit dans un rapport publié le 22 juin par l’inspection générale de la gendarmerie nationale et celle de la justice. Les rapporteurs y dénoncent des dysfonctionnements dans la gestion de l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte dans le Gers. Ils soulignent notamment que l’urgence n’a pas été suffisamment prise en compte.



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