Isabelle Adjani en appel : le verdict imminent pour fraude et blanchiment
Le procès d’Isabelle Adjani en appel ce mercredi
Isabelle Adjani, actrice française de 70 ans, sera fixée sur son sort ce mercredi 1er juillet lors de son procès en appel. Elle est jugée pour fraude fiscale aggravée et blanchiment, des accusations qui lui avaient valu une première condamnation en 2023.
En avril dernier, le parquet général de Paris avait requis une peine de 18 à 24 mois de prison et une amende de 250 000 euros à l’encontre de l’actrice. La justice avait alors condamné Adjani en première instance, notamment pour avoir simulé une domiciliation au Portugal en 2016 et 2017, dissimulé une donation en prêt en 2013, et effectué des transferts financiers via les États-Unis en 2014.
Les arguments de l’actrice
Lors de son dernier passage en cour, Isabelle Adjani, absente lors du premier procès, a assisté aux débats et répondu aux questions, sans toutefois remettre en cause l’analyse juridique des faits. Elle a exprimé le sentiment d’être victime d’une certaine « animosité personnelle » et s’est défendue en affirmant qu’elle n’était pas une « voleuse » mais plutôt une « proie » de « prédateurs » et une victime d’« escroqueries successives ».
Elle a également confié : « Je vais être honnête, je n’ai jamais rempli une fiche d’impôt. Et heureusement, car ça aurait été désastreux. J’ai la phobie des papiers. »
Les accusations et la gestion fiscale
Les juges reprochent à Isabelle Adjani d’avoir fictivement domicilié une partie de ses affaires au Portugal, notamment à Carcavelos, tout en affirmant que cette résidence était « non habituelle » et qu’elle n’était pas confinée à cette résidence. La justice considère cette domiciliation comme « purement fictive ».
Selon l’avocat général Laurent Couderc, la star aurait confié la gestion de ses affaires à des conseillers fiscaux, qu’elle accuse d’abus de confiance. Elle évoque également la suspicion à l’encontre de certains de ses collaborateurs, dont un ancien gérant de sa société Isia Films et son ex-compagnon, le médecin Stéphane Delajoux. Ce dernier aurait, selon elle, euthanasié sa mère.
Concernant la donation versée par un ami d’Adjani, Mamadou Diagna Ndiaye, la star a démenti vouloir masquer une donation déguisée pour éviter 1,2 million d’euros de droits de mutation. Elle aurait déjà remboursé 1,3 million d’euros à cet effet.
Les enjeux du procès
Son avocat, Maître David Lepidi, a plaidé la relaxe, dénonçant notamment le « manque d’empathie » du ministère public. La décision finale sera rendue ce mercredi, et l’actrice attend avec impatience le verdict de la justice dans cette affaire sensible.



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