Un Homme condamné à 44 mois pour abus sur une fillette de 10 ans sur Snapchat
Une affaire grave jugée en Isère
Un homme a comparu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Vienne, en Isère, dans une affaire impliquant des abus sur une mineure. Soupçonné d’avoir corrompu sexuellement une fillette de 10 ans sur Snapchat, il était déjà mis en examen pour viol sur mineur. Il a été condamné à 44 mois de prison ferme.
Les faits reprochés
Ce trentenaire, domicilié à Saint-Quentin-Fallavier, a été arrêté après une plainte déposée en 2025 dans le Val-de-Marne. La victime, une fillette de 10 ans, a expliqué avoir accepté une demande d’amitié sur Snapchat d’un certain Ethan, pensant qu’il s’agissait d’un camarade de classe. Cependant, la personne derrière ce pseudonyme a commencé à l’appeler en visioconférence et à lui envoyer des messages inappropriés.
Selon les informations recueillies, l’individu a insisté pour obtenir des photos dénudées de la petite, lui envoyant même une photo de son sexe en érection accompagnée de commentaires à caractère sexuel. Il aurait également menacé de la retrouver, de la violer et de diffuser ses photos si elle ne cédait pas à ses demandes.
Une enquête menée grâce à l’intelligence de la victime
La fillette aurait été contrainte d’appeler le suspect en visioconférence, où il se serait masturbé en direct. Après l’audition, les enquêteurs du parquet de Créteil ont lancé des investigations. Ils ont demandé des informations à Snapchat, mais la plateforme n’a pas répondu.
C’est finalement grâce à la vigilance de la victime que ses bourreaux ont été identifiés. Lors d’un appel en visioconférence, le visage de l’homme est brièvement apparu. La fillette a pris une capture d’écran, permettant l’utilisation de la reconnaissance faciale pour l’identifier.
La suite de l’affaire
Les autorités ont retrouvé l’individu chez ses parents à Saint-Quentin-Fallavier. Il avait déjà été mis en examen en décembre 2023 pour viol sur mineur et placé sous contrôle judiciaire. En 2022, il avait aussi été condamné pour menaces et harcèlement contre son ex-compagne.
Lors de l’audience, le procureur de la République de Vienne, Olivier Rabot, a souligné le comportement harcelant et menaçant de l’accusé, qui a tenu des propos racistes et sexistes. Il a également échangé avec la victime un grand nombre de messages très crus et des photos à caractère sexuel.
Le tribunal a finalement condamné l’homme à trois ans de prison ferme, avec un mandat de dépôt. Il devra également suivre un suivi socio-judiciaire de 10 ans, interdiction définitive d’exercer une activité avec des mineurs, et a été inscrit au fichier des délinquants sexuels. Des mesures visant à protéger la victime et à punir sévèrement ces actes ont été prononcées.



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