Scandale dans la justice : des fautes graves dans le traitement d’une plainte pour viols

Rapports confirmant des dysfonctionnements dans le traitement d’une plainte pour viols

Les inspections générales de la gendarmerie et de la justice ont confirmé, ce dimanche 21 juin, l’existence de «dysfonctionnements» et d’«erreurs individuelles» dans le traitement d’une plainte pour viols sur mineur. Cette plainte, déposée en août 2025, visait Jérôme Barella.

Les rapports, qui seront rendus publics lundi, ne révèlent pas de nouvelles informations majeures. Cependant, ils permettent de mieux comprendre le déroulement des faits et la gestion de cette plainte. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, avaient déjà souligné l’existence de ces problèmes dès le début de l’affaire.

Une procédure qui soulève des questions

Selon une source proche du dossier, ces rapports aident à « comprendre l’incompréhensible ». La plainte, déposée à Toulouse par la mère de la petite Rosa, accusait Jérôme Barella d’avoir commis des viols. Elle avait été confiée initialement à des gendarmes de Haute-Garonne, puis transmise au parquet d’Auch (Gers).

Le traitement de cette plainte a connu plusieurs transferts entre Toulouse et Auch, notamment par courrier. La dernière étape connue était une audition de la mère de Rosa par la brigade de Lectoure, suivie d’un contact avec le parquet d’Auch en février dernier.

Une absence d’audition et de garde à vue pour Jérôme Barella

Malgré la gravité des accusations, Jérôme Barella n’a ni été entendu ni placé en garde à vue avant d’être mis en cause dans l’enlèvement et la séquestration de Lyhanna. Son corps a été retrouvé dans un silo d’une entreprise agricole désaffectée. Des traces d’ADN de Barella ont été découvertes sur son corps.

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