Jean-Michel Aulas démis de ses fonctions suite à une plainte Pour Viol
Absence de Jean-Michel Aulas lors du conseil métropolitain de Lyon
Ce lundi 22 juin, la métropole de Lyon a tenu son conseil sans la présence de Jean-Michel Aulas, qui occupe le poste de premier vice-président. Il a été démis de ses délégations suite à une plainte pour viol déposée contre un de ses proches collaborateurs.
Dans un communiqué, l’ancien président de l’Olympique Lyonnais a expliqué son absence par un « accord de mise en retrait temporaire » avec la présidente LR de la Métropole, Véronique Sarselli. Il précise agir dans un souci d’« apaisement et d’unité ».
Mise en retrait et contexte
Une jeune femme, militante d’une vingtaine d’années, affirme avoir été victime d’un viol par soumission chimique début janvier. Le conseiller mis en cause nie ces accusations. La victime a porté plainte en mai.
Après la révélation de la plainte le 10 juin, Véronique Sarselli a demandé la mise en retrait de Jean-Michel Aulas et de deux autres proches, devenus vice-présidents de la Métropole suite à leur alliance électorale. Initialement, ces derniers ont refusé, mais ils ont finalement accepté sous la pression de leur groupe.
Par ailleurs, Jean-Michel Aulas s’est également retiré de son rôle de premier opposant au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet. La dynamique de son groupe a alors été bouleversée.
Réactions et position du président
Dans son communiqué, Jean-Michel Aulas, âgé de plus de 70 ans, affirme rester « déterminé à défendre (son) honneur ». Il accuse certains élus de vouloir le marginaliser pour préparer de futures échéances électorales ou obtenir des délégations plus importantes.
Débats lors du conseil
Lors du premier conseil métropolitain après cette crise, les oppositions écologistes et socialistes ont voulu aborder la question des violences sexuelles et sexistes. Cependant, Véronique Sarselli a indiqué que le sujet « n’avait pas sa place » dans les débats, et a confirmé qu’elle avait tranché en ce sens, lors d’une conférence de presse sans questions.
Les élus ont exprimé leur frustration, soulignant qu’ils avaient légitimement le droit de poser des questions, notamment après la suspension de plusieurs délégations.



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