Marius Borg Høiby condamné à 4 ans pour viols
Condamnation de Marius Borg Høiby
Le 15 juin 2026, Marius Borg Høiby, le fils aîné de la princesse héritière Mette-Marit, a été condamné à quatre ans de prison pour deux viols et plusieurs autres infractions. Il n’a pas assisté à l’annonce de la décision. Actuellement, il purge sa peine à la prison d’Ila, près d’Oslo, tout en ayant fait appel de la condamnation.
Une cellule surprenante pour un établissement de haute sécurité
La prison d’Ila est connue pour sa haute sécurité et accueille des criminels parmi les plus dangereux du pays, comme Anders Behring Breivik, responsable des attentats de 2011. Pourtant, la cellule de Marius Høiby ne ressemble pas à une prison classique. Elle est plutôt comparable à une petite chambre d’étudiant, équipée d’un lit simple, d’un bureau en bois, de rangements et d’une télévision fixée au mur.
Le quotidien matériel dans la prison d’Ila
Selon les descriptions officielles, les cellules individuelles mesurent environ 7 à 8 m². Elles comportent un lit simple, un bureau, une armoire, ainsi qu’un coin toilette. Certaines chambres disposent également d’un petit téléviseur, installé au mur, et quelques-unes ont une salle de bain privée. Parfois, un ordinateur relié à des systèmes informatiques filtrés est présent sur le bureau, sans accès à Internet ni aux réseaux sociaux. Le confort reste sommaire mais propre, comparé à un dortoir universitaire, le standard pour les détenus d’Ila.
Les espaces communs et le mode de vie en prison
Située à Eiksmarka, dans la commune de Bærum, la prison d’Ila accueille entre 120 et 125 détenus répartis sur 12 ailes, pour une capacité maximale de 124 places. La prison, construite avant la Seconde Guerre mondiale, a été utilisée comme camp de concentration durant l’occupation nazie, avant d’être transformée en établissement de haute sécurité.
Les journées sont organisées selon un emploi du temps classique : ouverture des portes vers 7 heures, activités de travail, d’études ou de sport, puis fermeture des cellules en soirée. Entre ces moments, les détenus circulent dans des salons communs équipés de tables familiales, canapés, consoles de jeux, cuisines partagées, ainsi qu’une serre, une bibliothèque, des salles de classe et une chapelle.
Une approche humaine et non armée pour la surveillance
La prison d’Ila emploie environ 230 personnes, comprenant principalement des surveillants, mais aussi des soignants, des psychologues et des éducateurs. La répartition hommes-femmes est équilibrée. Les gardiens ne portent pas d’armes à feu, seulement du gaz lacrymogène et des matraques. Selon Ellen Bjercke, porte-parole de la prison, le gaz n’a jamais été utilisé en trente ans de carrière, et il est très rarement nécessaire de s’en servir.
Ce modèle privilégie une philosophie de réhabilitation. Selon Bjercke, il s’agit de considérer chaque détenu comme un être humain, avec des droits. La prison cherche à instaurer un régime carcéral humain. Cependant, pour Marius Borg Høiby, cela signifie aussi des journées bien remplies, mais aussi des nuits isolées dans une cellule fermée, entouré de certains des criminels les plus dangereux du pays.



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