Procès de Marine Le Pen : la justice assure qu’il n’y aura pas de décision politique

Procès en appel de Marine Le Pen : la procureure générale affirme que la décision ne sera pas politique

La cour d’appel de Paris doit rendre sa décision le 7 juillet prochain. Interrogée sur BFMTV-RMC ce jeudi 11 juin, Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d’appel de Paris, a précisé que la décision des juges dans le procès en appel de Marine Le Pen ne sera pas influencée par des considérations politiques.

Elle a rappelé que « le procès est terminé » et que c’est désormais aux magistrats de la cour de rendre leur verdict. La procureure a également indiqué que, de son côté, elle a présenté ses arguments au nom de la société, mais que la décision finale appartient aux juges du siège.

« Leur décision n’est pas politique. Elle a des conséquences politiques, c’est évident, mais elle n’est pas politique », a-t-elle déclaré.

Le contexte du procès et les enjeux

Ce procès concerne Marine Le Pen et le Rassemblement National, mis en cause dans une affaire impliquant des assistants parlementaires européens. Après plusieurs semaines d’audiences et de débats, le parquet général de la cour d’appel de Paris a requis le 3 février dernier une peine de cinq ans d’inéligibilité. La condamnation prévoit également quatre ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, ainsi qu’une amende de 100 000 euros.

Marine Le Pen, qui souhaite se présenter à la présidentielle de 2027, a déclaré qu’elle ne se présenterait pas si la justice l’en empêchait. Cependant, elle affirme qu’elle se portera candidate en cas de condamnation avec sursis.

Les réquisitions et le passé judiciaire

En première instance, en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes, à 100 000 euros d’amende et à une inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire. La justice lui reprochait d’avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un système de détournement des fonds versés par le Parlement européen à ses assistants parlementaires. Ces fonds étaient destinés à rémunérer ces assistants à Bruxelles et Strasbourg.

Les juges ont estimé qu’elle avait organisé un dispositif visant à détourner ces enveloppes financières. La condamnation a été prononcée pour avoir mis en place un « système » de captation de ces fonds.

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