Fleurance en colère : le maire dénonce un dysfonctionnement d’État après la disparition de Lyhanna
Le maire de Fleurance dénonce un « dysfonctionnement d’État » après la disparition de Lyhanna
Grégory Bobbato, maire de Fleurance, a exprimé vendredi 5 juin sa colère face à la gestion de l’affaire Lyhanna, une jeune fille de 11 ans disparue dans sa commune. Lors d’une interview sur BFMTV-RMC, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « vrai dysfonctionnement d’État » dans la réponse du système juridique français face aux violences faites aux enfants.
Cette déclaration fait suite à la découverte, le lendemain de la disparition de Lyhanna, du corps d’un enfant portant des vêtements similaires à ceux de la jeune fille, disparue le 29 mai dernier. Le maire insiste sur le fait que la société doit prendre conscience des failles du dispositif actuel, notamment dans la lutte contre la criminalité envers les mineurs.
Il souligne que le système juridique français est souvent critiqué, mais que l’heure est à la réaction face à cette tragédie dans sa commune. Selon lui, il ne s’agit pas de lancer une polémique mais de faire un constat objectif : il faut analyser où l’on a failli.
Une prise de parole critiquée et un silence perçu comme assourdissant
Grégory Bobbato revient également sur sa déclaration de jeudi soir, devant la mairie, où il a exprimé de la compassion et de la dignité à l’égard de la famille de Lyhanna. Il déplore un « silence assourdissant des autorités » face à cet incident, qu’il qualifie de « communiqué technique » peu humain.
Il adresse à nouveau ses pensées à la famille de la jeune fille et appelle à faire preuve de dignité dans ces moments difficiles. Selon lui, la société doit faire preuve de plus de solidarité et de soutien envers les proches de Lyhanna.
Le courage des victimes et l’urgence d’une prise de conscience
Le maire insiste également sur le courage des enfants victimes de violences. Il affirme que ces jeunes parviennent à surmonter leur peur et leur honte en osant porter plainte, souvent accompagnés de leurs parents.
Il rappelle que, malgré l’émotion, il est important de respecter la victime et sa famille. Une autopsie devait être réalisée dans les heures qui suivent, pour mieux comprendre les circonstances de la décès de l’enfant, selon un communiqué du procureur de la République d’Agen.
Une autopsie et un devoir de mémoire
Alors que l’enquête continue, l’avocat des parents de Lyhanna souligne que « le temps est maintenant au recueillement et au deuil ». Il insiste sur la nécessité de respecter la mémoire de la jeune fille et de continuer à soutenir ses proches dans cette épreuve.



Laisser un commentaire