Justice rendue : Martin Ney condamné à perpétuité pour le meurtre de Jonathan Coulom

Condamnation de Martin Ney pour le meurtre de Jonathan Coulom

Martin Ney a été condamné ce jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Jonathan Coulom, un garçon de 10 ans. Les faits remontent à 2004, alors que l’enfant participait à une classe de mer à Saint-Brévin-les-Pins.

Après trois semaines d’audiences, la cour d’assises de Nantes a déclaré Ney coupable de ce crime, 22 ans après la disparition de l’enfant. L’avocate générale avait auparavant requis une peine de réclusion à perpétuité, avec une période de sûreté de 18 ans.

Le procès s’est tenu depuis le 19 mai. La victime avait disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004, alors qu’elle était en séjour scolaire. Son corps avait été retrouvé plus d’un mois plus tard, le 19 mai, dans un étang à Guérande, à une trentaine de kilomètres du lieu de la disparition.

Les investigations et la piste allemande

Plusieurs pistes ont été explorées au fil des années, sans succès immédiat. En 2008, les autorités ont relancé l’enquête en se concentrant sur une piste liée à l’Allemagne, mais sans pouvoir identifier le responsable à l’époque.

C’est en 2011, lorsque Martin Ney a été arrêté en Allemagne pour plusieurs autres crimes, que la justice a commencé à s’y intéresser. La piste s’est renforcée en 2017, après qu’un codétenu a affirmé que Ney lui avait confié avoir tué un enfant en France. En 2024, Ney a été mis en examen dans cette affaire.

Lors d’une audition le 1er juin, le témoin a maintenu que Ney lui aurait avoué s’être rendu en France en voiture de location, avoir agressé sexuellement un garçon, puis l’avoir tué. Il aurait également précisé avoir été vu lors des faits par un « vieil homme » accompagné d’un chien de race allemande.

Les dénégations de l’accusé

Une information troublante concerne un témoignage d’un agriculteur, qui affirme avoir vu un homme conduisant une voiture immatriculée en Allemagne, un soir d’avril, avec un berger allemand à ses côtés.

De son côté, Martin Ney nie toute implication dans le meurtre de Jonathan Coulom. Son ADN n’a pas été retrouvé sur le corps de la victime, mais la cour a jugé que les éléments présentés étaient suffisants pour établir sa culpabilité.

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