La Mère d’Elias dénonce une justice inaccessible un an et demi après le drame

Stéphanie, la mère d’Elias, exprime son mécontentement envers la justice française. Plus d’un an et demi après le meurtre de son fils, elle déplore que l’institution judiciaire lui ait refusé toute rencontre avec les juges des enfants qui avaient jugé les jeunes suspects.

Une justice qui se ferme à la famille

Sur BFMTV, elle dénonce une justice qui « nous claque la porte au nez ». La mère d’Elias, tué à Paris, critique le fait que la famille n’ait pas pu obtenir un entretien avec les juges, alors que Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, avait évoqué en juin 2025 des « dysfonctionnements » dans cette affaire.

« L’institution judiciaire se moque de moi, d’Elias et de notre famille »

Selon elle, les magistrats « méprisent » la famille, qui reste unie face à la tragédie. Elias a été tué par des jeunes prédateurs, qui étaient connus des juges des enfants, selon ses propos. La mère affirme que sa famille avance avec « force et honneur » et compte exiger cette rencontre avec les juges.

Une juge souhaitait rencontrer la famille

Stéphanie précise qu’une des trois juges impliquées dans cette affaire voulait rencontrer la famille d’Elias. « Sur les trois juges des enfants, une a exprimé le souhait de nous voir, mais cela lui a été refusé », indique-t-elle. Elle dénonce un comportement qu’elle considère comme une protection de la part des magistrats envers leur propre corporation.

« En ne nous rencontrant pas, c’est la justice qui nous méprise. Et de ce mépris va naître notre révolte, voire notre vengeance »

Elle ajoute que si elle se considère comme « l’une des mères les plus malheureuses de France », elle est aussi devenue « la mère la plus combative ». La famille refuse de baisser les bras et insiste sur le fait que cette rencontre doit avoir lieu, quoi qu’il en coûte.

Les suspects et le contexte de l’agression

Le drame s’est déroulé le 24 janvier 2025, dans le 14e arrondissement de Paris. Elias, 14 ans, a été agressé par deux jeunes qui lui ont volé son téléphone. Il a succombé le lendemain à une hémorragie interne causée par ses blessures.

Ce décès a relancé le débat sur la justice des mineurs, notamment sur la possession d’armes blanches. La victime a été frappée avec une arme de type « Zombie Killer » avec une lame de 45 cm, tandis que son complice présumé portait une hache.

Les deux suspects, aujourd’hui âgés de 17 et 18 ans, étaient mineurs au moment des faits. Ils ont été mis en examen pour « extorsion avec violences ayant entraîné la mort » et « violences sur un mineur de 15 ans sans incapacité » envers l’ami d’Elias. Ils sont actuellement en détention provisoire.

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