Scandale : la reine Elizabeth impliquée dans des ventes d’armes secrètes
Andrew et la reine Elizabeth II impliqués dans des ventes d’armes ?
Le nom de l’ex-prince Andrew est à nouveau associé aux ventes d’armes vers l’Arabie saoudite. Cette fois, c’est la reine Elizabeth II, décédée en 2022, qui est mentionnée dans une biographie récente. Selon un témoin, Andrew aurait affirmé qu’il avait permis à sa mère de gagner beaucoup d’argent grâce à des contrats d’armement. Ces propos suggèrent que la reine aurait été indirectement enrichie par ces accords.
Un dîner en 1998 qui fait polémique
Les faits remonteraient à 1998, lors d’un dîner organisé sur une base de la Royal Air Force (RAF) à Lossiemouth, en Écosse. Lors de cette rencontre, Andrew aurait évoqué ses visites à Riyad et ses contacts avec la famille royale saoudienne. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir ce que la reine Elizabeth II savait précisément de ces activités très lucratives.
Un récit qui embarrasse la monarchie
Ce récit est détaillé dans l’édition enrichie du livre Entitled: The Rise and Fall of the House of York d’Andrew Lownie. Wendy Erskine, épouse d’un officier de la RAF, raconte avoir assisté à la visite d’Andrew sur la base écossaise. Elle affirme que l’ancien prince entretenait des relations régulières avec la famille royale saoudienne.
Selon le biographe, Andrew lui aurait confié que ces déplacements « ont rapporté beaucoup d’argent à sa mère, la reine, grâce à des contrats d’armement ». Lors de cette visite, il aurait présenté un boutre offert par ses hôtes saoudiens, placé dans une vitrine, en plaisantant qu’il pourrait le larguer d’un avion pour s’en débarrasser.
Le rôle d’Andrew dans les ventes d’armes
Au début des années 2000, Andrew ne se limitait pas à des visites diplomatiques. De 2001 à 2011, il a occupé le poste d’envoyé spécial pour le commerce international et l’investissement. Sa mission était de promouvoir les intérêts économiques britanniques, notamment dans le secteur de la défense, très actif au Moyen-Orient.
Selon UK Trade and Investment, le Royaume-Uni est l’un des principaux exportateurs mondiaux de matériel de défense. Entre 2008 et 2017, les contrats d’armement totalaient 39 milliards de livres (environ 46 milliards d’euros), avec l’Arabie saoudite comme principal acheteur. Un câble diplomatique américain rapporté par Tatiana Gfoeller indique qu’Andrew aurait vivement critiqué des enquêteurs britanniques qui avaient tenté de faire échouer un accord avec l’Arabie saoudite, nommé al-Yamama.
Une nouvelle source d’embarras pour la monarchie
Les documents officiels relatifs à ces échanges restent rares. Selon Andrew Lownie, les autorités britanniques refusent de communiquer sur ses déplacements en tant qu’émissaire au Moyen-Orient. Le ministère de la Défense considère l’Arabie saoudite comme un sujet de « sensibilité internationale », en raison de son rôle de principal marché pour les ventes d’armes du Royaume-Uni. Aucun document public ne permet toutefois d’établir un lien direct entre ces contrats et le patrimoine privé de la reine Elizabeth II.
Ces révélations tombent à un moment où Andrew est déjà en difficulté, en raison d’autres scandales médiatisés. Un sondage YouGov indique que plus de 90 % des Britanniques ont une opinion négative de lui. Des ONG comme Campaign Against Arms Trade dénoncent également l’utilisation de la monarchie pour soutenir des ventes d’armes à des régimes autoritaires, ce qui donne à ces accusations sur l’argent lié à la reine une dimension explosive.



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