Procès du suspect du meurtre de Jonathan Coulom : 22 ans de mystère enfin dévoilés
Le procès du suspect du meurtre de Jonathan Coulom s’ouvre
Le procès du principal suspect dans l’affaire du meurtre de Jonathan Coulom, un garçon de 10 ans, débutera mardi 19 mai devant la cour d’assises de Nantes. La grand-mère du jeune garçon, Chantal Munier, s’apprête à y assister et revient sur l’impact de cette tragédie.
Un drame qui remonte à 2004
Vingt-deux ans après la disparition de Jonathan Coulom, dont le corps avait été retrouvé dans un étang près de Guérande, en Loire-Atlantique, l’affaire revient sous les projecteurs. Le corps de l’enfant avait été découvert en 2004, lesté d’un parpaing, lors d’une colonie de vacances.
Le suspect, Martin Ney, un homme allemand âgé de 55 ans, sera jugé à Nantes. Ce procès revêt une importance particulière pour la famille de la victime, qui espère obtenir des réponses.
Les sentiments de la grand-mère face au procès
Chantal Munier, qui s’est confiée à France 3 Pays de la Loire, explique comment elle appréhende cette procédure. Elle confie ressentir une grande peur à l’idée de voir le suspect lors des audiences. Malgré cela, elle estime qu’il est nécessaire d’y aller. Elle affirme également être convaincue de la culpabilité de l’accusé.
Elle prévoit d’assister aux trois semaines d’audiences qui se tiendront à la cour d’assises de Nantes, malgré l’angoisse que cela lui cause.
Un deuil difficile à faire
Chantal Munier raconte le long processus de deuil qu’elle a traversé depuis plus de 22 ans. Elle confie avoir sombré en dépression après avoir appris la mort de son petit-fils.
En 2007, elle s’est installée à Saint-Nicolas-de-Redon, à une heure de Saint-Brévin-les-Pins, où Jonathan a disparu. Elle voulait y vivre pour être plus proche du lieu du drame, mais son mari de l’époque pensait que cela serait trop difficile.
Elle évoque aussi ses visites occasionnelles à l’étang où le corps de Jonathan a été retrouvé. Elle précise y aller « de temps en temps » pour un court moment, avant de repartir.
Un lien toujours fort avec Jonathan
Elle explique qu’elle habitait loin de son petit-fils avant sa disparition, ce qui limitait ses visites. Elle se remémore que Jonathan était « le plus mignon des petits-enfants ».
Malgré la distance, elle maintenait un contact avec lui : elle lui téléphonait, lui écrivait, et recevait des photos via ses parents. Ceux-ci seront également présents lors des audiences du procès.



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