Hacène Larbi condamné à 12 ans pour avoir commandité un assassinat raté
Condamnation d’Hacène Larbi pour commanditaire d’un assassinat raté
Hacène Larbi, âgé de 24 ans, a été condamné à 12 ans de prison le mercredi 13 mai. Il était jugé depuis le début de la semaine devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir commandité, depuis sa cellule, un assassinat à Marseille en juin 2023.
Le tribunal a retenu la qualification d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». La présidente du tribunal a souligné la gravité des faits et la recherche d’excitation criminelle de Larbi, estimant que « le temps de la réinsertion n’était pas encore venu » pour lui.
La peine prononcée correspond aux réquisitions du parquet. La procureure a évoqué la personnalité inquiétante de Larbi, qui compte 19 condamnations à son casier judiciaire, et un manque total d’empathie, justifiant une condamnation ferme.
Une tentative d’assassinat organisée
Lors de la première journée d’audience, Larbi a reconnu être à l’origine de l’opération. En juin 2023, un adolescent de 17 ans, recruté via Snapchat, avait été envoyé à Marseille pour commettre l’assassinat. Il devait tuer une personne désignée par Larbi.
Ce dernier avait été pris en charge par une femme, également jugée, qui lui fournissait armes, munitions et logement. Cependant, l’opération a échoué. L’adolescent a été surpris dans une impasse par un passant, blessé à l’arme blanche, puis a fui. Il a été dénoncé par un appel anonyme aux policiers, passé depuis le téléphone de Larbi en détention.
La procureure a évoqué une violence « ubérisée », où des jeunes influençables sont utilisés pour commettre des assassinats sans que les commanditaires ne se salissent les mains. Larbi a également pointé du doigt le mineur recruté, qu’il aurait envoyé à Marseille.
Le mineur et ses responsabilités
Larbi a affirmé ne pas avoir su que l’adolescent était mineur, insistant sur le fait qu’il était conscient de ses actions. Le jeune homme a depuis tenté à trois reprises de se suicider. Des expertises ont conclu à une altération, voire une abolition, du discernement du mineur au moment des faits.
Larbi, lui, a déclaré qu’il ignorait que l’adolescent était mineur et a rejeté toute responsabilité, estimant que le jeune était pleinement conscient de ses actes. Il a également nié toute appartenance à une organisation criminelle, affirmant ne plus faire partie de la DZ Mafia, organisation qu’il aurait intégrée en 2021, mais dont il affirme ne plus faire partie aujourd’hui.
Il explique se défendre seul, précisant qu’il agit pour protéger ses intérêts. Actuellement, il est incarcéré à la prison de Condé-sur-Sarthe.
Le procès du mineur et le contexte
Le jeune recruteur sera jugé en juin par le tribunal pour enfants, dans un procès à huis clos.
Ce cas s’inscrit dans une série de dossiers liés à la criminalité organisée à Marseille, notamment ceux concernant la DZ Mafia et des affaires de narcotrafic. Plusieurs procès en cours concernent la violence et la criminalité dans la région.



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