Sarkozy en appel : un réquisitoire accablant qui pourrait tout changer
Le procès en appel de Nicolas Sarkozy s’intensifie
Le procès en appel concernant l’affaire des financements libyens s’est déroulé à Paris. Le parquet général a livré un réquisitoire très sévère contre Nicolas Sarkozy, aujourd’hui âgé de 71 ans. Les magistrats ont tenté de convaincre la cour de revenir sur la décision de première instance et de le déclarer coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Un réquisitoire implacable contre l’ancien président
Après avoir demandé lundi la condamnation de Sarkozy pour association de malfaiteurs, l’avocat général Damien Brunet a poursuivi mardi avec des accusations liées à la corruption, au financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 et au recel de fonds libyens détournés. Selon le parquet, il aurait existé un accord entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi.
Les procureurs ont également affirmé que l’ancien président et son ancien conseiller Claude Guéant avaient « dévoyé » leurs fonctions. Ils ont été décrits comme ayant usurpé les qualités attachées à leurs postes, à savoir ministre ou chef de l’État. Nicolas Sarkozy, lui, continue de nier toute implication dans un système de financement occulte.
Un système organisé autour du régime libyen
Le parquet général a décrit un « système » structuré autour d’un pacte supposé avec le régime de Mouammar Kadhafi. Les magistrats ont dénoncé un « délit de corruption d’agent public » à un très haut niveau, parlant même d’une « perdition républicaine » ayant duré plus de trois ans. Selon eux, les comptes de campagne de Sarkozy auraient été utilisés comme un « réceptacle occultant » pour financer ses ambitions personnelles et politiques via des fonds libyens.
Le parquet a aussi insisté sur l’idée d’une impunité perçue par Sarkozy et Guéant, qui pensaient être intouchables en raison de leur pouvoir. En première instance, Sarkozy avait été relaxé sur plusieurs chefs, notamment celui de corruption, les juges jugeant qu’il ne remplissait pas les critères pour être considéré comme dépositaire de l’autorité publique à cette époque. Le parquet conteste cette analyse.
Les prochaines étapes du procès
Le parquet doit encore préciser les peines qu’il réclame, après avoir poursuivi ses réquisitions. La cour d’appel doit décider si Nicolas Sarkozy sera reconnu coupable ou non, dans un dossier qui reste très médiatisé.



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