Hacker arrêté en Vendée : un jeune à l’origine de centaines de cyberattaques

Un hacker interpellé en Vendée dans le cadre de cyberattaques massives

Un jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, a été arrêté en Vendée dans le cadre d’une enquête sur une série de cyberattaques. Selon le parquet de Paris, il est suspecté d’être à l’origine d’une centaine de signalements concernant des piratages de données.

Ce suspect, identifié sous le pseudonyme «HexDex», aurait ciblé plusieurs sites, notamment ceux de fédérations sportives françaises, mais aussi des sites répertoriant des particuliers détenteurs d’armes, des syndicats comme la CFDT ou FO, ainsi que des sites liés à l’Éducation nationale.

Le jeune homme, né en 2004, est également lié à la plateforme BreachForum, connue pour la revente de données volées. Son compte sur une autre plateforme, Darkforum, spécialisée dans la vente de données piratées, a été saisi lors de son arrestation. Son matériel informatique sera examiné pour recueillir davantage d’informations.

Une série de piratages depuis décembre 2025

Les autorités ont indiqué que le jeune homme a été arrêté lundi, alors qu’il s’apprêtait à publier de nouvelles données. Il a reconnu utiliser le pseudonyme «HexDex». La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a reçu, depuis le 19 décembre 2025, une centaine de signalements concernant des attaques sur différents sites internet.

Parmi les cibles figuraient plusieurs fédérations sportives françaises, telles que celles de voile, d’athlétisme, de sport automobile, de gymnastique, de ski, de rugby à XIII, d’aïkido, du sport universitaire, ainsi que des fédérations de montagne, d’escalade et d’handisport. Des sites de banques alimentaires, d’hôtels comme Logis Hôtels ou Brit Hotel, la Philharmonie de Paris et la préfecture de Moselle ont également été visés.

Une vaste collecte de données personnelles piratées

La brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) attribue également à «HexDex» le piratage de données personnelles issues de la base «Compas». Ce logiciel de ressources humaines du ministère de l’Éducation nationale contient des informations sur environ 243 000 agents, principalement des enseignants.

Ce piratage, révélé mi-mars par le ministère, concernait des noms, prénoms, adresses, numéros de téléphone, ainsi que les périodes d’absence sans que le motif soit précisé. Les données comprenaient aussi les coordonnées professionnelles des tuteurs de ces stagiaires.

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