Christophe Ruggia condamné à 5 ans de prison pour ses agressions sur Adèle Haenel

Condamnation en appel pour Christophe Ruggia

Le cinéaste Christophe Ruggia a été condamné en appel à une peine de cinq ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique. La cour d’appel de Paris l’a reconnu coupable d’agressions sexuelles aggravées sur Adèle Haenel, qui avait entre 12 et 15 ans au moment des faits.

En première instance, le réalisateur avait déjà été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, mais il avait fait appel de ce jugement. Lors de son procès en appel, qui s’est tenu entre décembre et janvier, Ruggia a nié toute agression sexuelle, contestant les accusations portées contre lui.

Les déclarations de Christophe Ruggia

Lors de l’audience, Ruggia a expliqué que si Adèle Haenel l’accuse aujourd’hui, c’est parce qu’elle aurait été déçue par la promesse d’un futur rôle dans un film qui n’a jamais été réalisé. Il a également affirmé qu’il n’était pas un prédateur, mais qu’il s’était laissé emporter dans une relation avec une jeune fille vulnérable.

Il a précisé que, selon lui, la jeune actrice aurait mal vécu le fait que leur relation ait pris fin et qu’elle aurait interprété certains gestes ou paroles comme des agressions, alors qu’il ne s’agissait pas d’intentions malveillantes.

Le contexte de l’affaire

Adèle Haenel a été l’actrice principale du film Les Diables en 2001, où elle interprétait Chloé, une petite fille atteinte d’autisme. Elle a raconté avoir subi des attouchements et du harcèlement de la part de Ruggia entre 2001 et 2004, principalement à son domicile, pendant et après le tournage.

Le déroulement du procès

En première instance, le réalisateur avait été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Il avait alors fait appel, niant les accusations. Lors du procès en appel, en décembre et janvier, il a maintenu ses dénégations, affirmant ne pas avoir commis d’agressions, et expliquant que si Adèle Haenel l’accuse, c’est parce qu’elle aurait mal supporté la fin d’une promesse de rôle dans un film qui n’a jamais été tourné.

Lors de l’audience, la jeune femme a raconté l’impact durable de ces faits sur sa vie, exprimant sa honte et son souhait que cela n’ait jamais existé. Elle a également dénoncé le comportement du cinéaste, qu’elle a trouvé dégoûtant et sexualisant.

Les enjeux et la réaction du ministère public

L’avocat général avait requis une peine de cinq ans de prison, dont trois ferme, estimant que le prévenu devait faire face à une peine d’incarcération réelle. Il a insisté sur le fait que ces faits relevaient de comportements abusifs, comparables à ceux d’un professeur ou d’un encadrant abusant d’un enfant, et non à un simple cas de mouvement #MeToo.

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