Bordeaux : un homme risque 30 ans de prison pour une série de viols et agressions sexuelles
Un homme de 34 ans face à une peine maximale de 30 ans de prison
Ce jeudi 1er octobre, à Bordeaux, la cour criminelle juge un homme de 34 ans, en détention provisoire depuis cinq ans, pour une série de crimes sexuels. Il est accusé de sept viols et de trois agressions sexuelles sur huit femmes, qu’il rencontrait principalement via des applications de rencontres.
Les faits reprochés à l’accusé concernent des actes commis sur plusieurs victimes, dont il enregistrait les échanges à l’aide d’un dictaphone. Selon l’avocate générale, Cécile Kauffman, ces enregistrements avaient pour but de prouver leur consentement. La procureure a requis la peine maximale encourue, soit 30 ans de réclusion, avec une période de sûreté de deux tiers. Elle a également demandé une injonction de soins.
Les détails du procès
L’accusé, originaire de Toulouse, avait été condamné auparavant pour des faits similaires dans une autre région. Lors de l’audience, il a expliqué avoir enregistré ses victimes pour éviter toute ambiguïté sur leur consentement, évoquant son passé judiciaire comme justification.
Depuis septembre 2020, peu après sa libération conditionnelle, une centaine de fichiers audio et vidéo à caractère sexuel ont été découverts sur son téléphone. L’enquête a révélé que plusieurs femmes avaient exprimé leur opposition à ces enregistrements, ce qui remet en question la validité de leur consentement.
Une violence extrême et des pratiques perturbantes
Les pratiques sexuelles imposées par l’accusé ont été décrites par l’avocate générale comme « particulièrement violentes » et marquées par un sadisme évident. Elle a également évoqué des penchants pour la nécrophilie, la pédophilie et l’inceste.
Les autorités ont souligné la dangerosité de l’individu, qui aurait mis en place un système de prédation en utilisant notamment des applications pour isoler ses victimes, renforçant ainsi leur vulnérabilité.
Un mode opératoire inquiétant
Lors de sa garde à vue, l’accusé a expliqué avoir utilisé le dictaphone pour enregistrer les échanges avec ses victimes, estimant qu’il voulait s’assurer qu’il n’y ait aucune ambiguïté dans leur attitude. Cependant, l’exploitation de ses appareils a mis en évidence la présence de nombreux autres fichiers, certains contenant des images ou enregistrements non consentis.
Le suspect, qui ne possède pas de profession, avait déjà été condamné dans une autre affaire de viols en Haute-Garonne. Sur le plan judiciaire, il a affirmé que tous ses rapports, y compris ceux enregistrés, avaient été consentis, bien que plusieurs victimes aient indiqué le contraire. Son comportement a été qualifié de sadique et déviant par l’avocate générale, qui a souligné ses tendances à des pratiques sexuelles extrêmes.



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