Rachida Dati Face au Verdict : Réactions Explosives Après la Requête de 4 Ans

Le procès de Rachida Dati : ses réactions face aux réquisitions

Le 28 septembre, le parquet national financier a requis quatre ans de prison, dont deux fermes, à l’encontre de Rachida Dati. L’ancienne ministre et maire du 7e arrondissement de Paris était jugée depuis le 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Elle est accusée de corruption et de trafic d’influence liés à ses activités au Parlement européen.

Selon le parquet, Rachida Dati aurait illégalement effectué du lobbying pour le groupe Renault-Nissan entre 2009 et 2013, en échange de 900 000 euros. En plus de la prison, le parquet a demandé une peine d’inéligibilité de cinq ans, une interdiction d’exercer une fonction publique et une interdiction d’exercer la profession d’avocat, avec application immédiate. Il a également requis une amende de 450 000 euros.

Les réactions de Rachida Dati face aux réquisitions

Face à ces demandes, l’ancienne ministre a vivement réagi. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une injustice. En fixant longuement les procureurs, elle leur a lancé : “Quelle condescendance. Vous n’êtes pas dans le droit, vous êtes dans la caricature.”

Elle a poursuivi en affirmant : “Quand j’étais à votre place, monsieur le procureur, je n’ai jamais été dans le mépris, dans l’arrogance. Ces réquisitions, ce n’était pas du droit.”

Rachida Dati a aussi accusé le parquet de vouloir lui porter atteinte personnellement, tant sur le plan professionnel que civique. Elle a insisté sur la dignité de sa robe d’avocate, qu’elle dit avoir reçue avec l’aide de Simone Veil. Elle a également critiqué les plaidoiries des parties civiles qu’elle qualifie de “pathétiques”.

Un portrait d’elle-même face à la justice

Pour se défendre, elle a dressé un autoportrait d’une femme au destin difficile, souhaitant montrer qu’elle n’est pas celle que certains veulent faire croire. Elle a conclu en demandant au tribunal de “s’en tenir au droit, rien qu’au droit”, en exprimant une certaine tristesse : “J’ai une consolation, c’est que mes parents ne soient plus là pour assister à ça.”

Laisser un commentaire