Le Maire de Béziers,Robert Menard jugé pour avoir refusé un mariage sous OQTF

Refus de célébrer un mariage sous OQTF : Bruno Retailleau attendu au tribunal

Le 30 septembre, le maire de Béziers, Robert Ménard, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir refusé de marier un couple. La procédure concerne une Française de 29 ans et son compagnon algérien de 23 ans, tous deux en situation irrégulière et soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Le couple avait porté plainte contre Robert Ménard, l’accusant d’avoir refusé de célébrer leur union le 7 juillet 2023. Le maire avait expliqué qu’il suspectait un « mariage blanc ». Eva, la fiancée, a affirmé à BFMTV que ce n’était pas le cas et a exprimé sa douleur face à cette accusation.

En février 2025, Bruno Retailleau, alors candidat Les Républicains à la présidentielle, avait critiqué cette décision. Il avait déclaré que « on marchait sur la tête », en jugeant que c’était le maire qui était dans son rôle, soucieux de l’ordre public, et non pas l’individu en situation irrégulière. Il avait apporté son soutien à Robert Ménard en tant que témoin lors d’une convocation au tribunal. Il doit s’exprimer devant la justice le 30 septembre dans le cadre de cette affaire.

Une affaire qui divise et suscite des réactions

Le maire de Béziers est poursuivi pour avoir refusé de marier un couple sous prétexte de leur situation irrégulière. Robert Ménard avait initialement accepté de plaider coupable lors d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), mais il a rejeté cette option, ce qui a conduit à un procès classique. Il risque jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 75 000 euros.

Bruno Retailleau a également évoqué cette affaire dans les médias. Son entourage a précisé qu’il voulait apporter « un éclairage sur ce sujet important » et rappeler que la jurisprudence en la matière influence la perception de l’opinion publique sur la fermeté de l’État face aux étrangers en situation irrégulière.

Les positions et les enjeux autour de l’affaire

Le président Emmanuel Macron a également été interpellé sur cette situation. En mai 2025, lors d’une interview, il a qualifié la situation de « ubuesque » et critiqué le cadre juridique actuel. Cependant, selon BFMTV, le chef de l’État ne sera pas présent lors du procès de Robert Ménard à Montpellier.

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