Cambriolage surprise chez Francois Hollande et Julie Gayet : Deux hommes au tribunal

Deux hommes jugés pour un cambriolage inattendu

Ce mardi 22 septembre, deux hommes comparaîtront au tribunal correctionnel de Paris pour le cambriolage du domicile de François Hollande et Julie Gayet, survenu en novembre 2025. Le procès se tiendra à 13h30 dans la 14e chambre de cette juridiction.

Il s’agit d’une affaire qui mêle maladresse et circonstances improbables. Contrairement à un cambriolage planifié avec minutie, cette intrusion semble résulter d’une série de coïncidences malheureuses. Les deux suspects, nés en Algérie en 1994 et 1995, ont trouvé la maison du couple presque par hasard, dans le 20e arrondissement de Paris.

Le 22 novembre 2025, vers 19h52, ils circulaient dans le quartier lorsque leur attention a été attirée par une maison plongée dans le noir, avec le portail ouvert. Selon leur version, ils pensaient qu’il s’agissait d’un bâtiment inoccupé ou d’un squat. Ils ont alors décidé d’entrer. Six minutes plus tard, à 19h58, ils en sont sortis, sans que les vidéos de surveillance ne montrent d’objets en leur possession à ce moment-là.

Une erreur qui coûte cher

La situation aurait pu s’arrêter là, mais l’un des deux hommes a oublié sa cigarette électronique à l’intérieur. Lorsqu’il est retourné sur place à 20h25, il a non seulement récupéré sa vapoteuse, mais aussi une montre et un iPad appartenant au couple. La montre a été retrouvée lors d’une perquisition quelques jours plus tard.

C’est à ce moment que les policiers chargés de la surveillance du domicile ont remarqué du mouvement. Malheureusement, l’intrus s’était déjà volatilisé. Les forces de l’ordre avaient toutefois modifié leur mode de surveillance après plusieurs plaintes du voisinage concernant les nuisances liées à leur présence. Désormais, la maison était surveillée à distance via un dispositif vidéo consultable sur tablette. Lors de cette soirée, ce système aurait connu un « bug » d’une trentaine de minutes, ce qui explique en partie la défaillance.

Les deux suspects ont finalement été arrêtés le 26 novembre à Saint-Denis. Ils ont été placés en détention provisoire après leur mise en examen pour « vol en bande organisée ». Leurs avocats, Me Seydi Ba et Me Julia d’Avout d’Auerstaedt, ont dénoncé une procédure jugée disproportionnée. Ils ont souligné que leurs clients n’avaient aucun antécédent judiciaire au moment des faits.

François Hollande a lui-même commenté cette affaire quelques jours plus tard, en affirmant que la porte était restée ouverte. Il a précisé que sa maison n’était pas un squat. Ce mardi, ce sera à la justice de trancher et de faire la lumière sur cette intrusion peu commune.

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