Libération prochaine de Mohamed Bakkali, considéré comme le logisticien du Bataclan
Une possible libération conditionnelle pour Mohamed Bakkali
Mohamed Bakkali, considéré par les autorités françaises comme le « logisticien des attentats du Bataclan », pourrait être libéré prochainement. Incarcéré en Belgique, il doit passer en audience le 29 septembre pour une demande de liberté conditionnelle.
Condamné à trente ans de prison par la justice française, il avait été jugé pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé la mort de 130 personnes et fait plus de 400 blessés. Le parquet national antiterroriste (PNAT) l’avait qualifié de « surintendant de la terreur » en raison de son implication logistique.
Transfert en Belgique et loi locale
En 2023, Mohamed Bakkali a été transféré en Belgique, en application d’une clause de retour. Depuis ce transfert, il est soumis à la législation belge, beaucoup plus favorable pour l’exécution des peines. La loi belge, entrée en vigueur en 2017, ne prévoit pas la période de sûreté de deux tiers qui avait été prononcée en France.
Selon la loi belge, il peut faire une demande de libération après avoir purgé un tiers de sa peine. Il a également bénéficié de permissions de sortie et de libérations conditionnelles sous bracelet électronique, avant même son transfert. La peine de sûreté française n’est donc pas applicable dans son cas.
Une libération envisageable
Mohamed Bakkali peut demander une libération depuis février 2024. Il a déjà obtenu plusieurs permissions, notamment cinq congés pénitentiaires de douze heures chacun. Ces permissions ont été accordées en se basant sur un rapport positif du service psychosocial de la prison d’Ittre, où il est détenu.
Le tribunal d’application des peines (TAP) de Bruxelles a souligné son « fort sentiment de culpabilité » et a indiqué qu’aucune règle légale ne s’opposait à ces permissions. Après un incident en août 2025, ces mesures avaient été suspendues, mais elles ont été rétablies en janvier 2026. Ces décisions provoquent la colère de certaines associations et familles de victimes, notamment en France.
Les conditions et réactions
Mohamed Bakkali a également obtenu cinq permissions de sortie de 12 heures chacune, en raison de son comportement en prison, de son engagement dans des programmes de déradicalisation, et de ses études en sociologie derrière les barreaux. Le rapport du service psychosocial souligne son implication dans une démarche de justice restaurative.
Une réunion d’information a été organisée à Paris pour informer les familles de victimes sur leurs droits et les échéances à venir, notamment celle du 29 septembre. Toutes les parties civiles du dossier ont été invitées, dans un contexte où la perspective de sa libération suscite de nombreuses réactions.



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