Vaucluse : un couple doit plus de 300 000 € à Canal+ pour avoir vendu 8 000 abonnements IPTV pirates

Pendant plus de quatre ans, ce couple installé en Vaucluse a mené une double vie numérique bien rodée. Le jour, une entreprise de BTP tout ce qu’il y a de plus légale. Le soir, un business parallèle qui a fini par leur coûter très cher devant le tribunal d’Avignon.

n business parallèle qui a duré quatre ans

Tout commence en janvier 2020. Le couple, installé à Mondragon dans le Vaucluse, met en place un système bien rodé : la vente de boîtiers et de codes d’accès permettant de capter des centaines de chaînes payantes pour une fraction du prix d’un abonnement classique.

L’opération transitait par un site Internet dédié, selon les informations du Dauphiné. Le mari, âgé de 44 ans, dirigeait parallèlement une entreprise du secteur du BTP, ce qui n’a visiblement pas suffi à occuper toutes ses journées.

Entre janvier 2020 et mai 2024, plus de 8 000 abonnements auraient été écoulés par ce biais. Un volume qui a rapporté au couple plusieurs centaines de milliers d’euros, loin des petits arrangements entre voisins. Ce type de fraude touche un secteur en pleine mutation, où les droits sportifs et audiovisuels valent des fortunes, ce qui explique l’appétit des fraudeurs comme celui des ayants droit à les traquer.

Le verdict du tribunal d’Avignon

Jeudi 10 septembre 2026, le tribunal correctionnel d’Avignon a rendu son verdict. L’époux écope de trente mois de prison, dont huit fermes. Son épouse, elle, est condamnée à 24 mois, dont six fermes.

Détail qui change tout pour le quotidien du couple : ces peines fermes pourront être exécutées à domicile, sous bracelet électronique. Pas de cellule, mais une surveillance électronique de tous les instants.

La justice n’a en revanche pas retenu les qualifications les plus lourdes. Ni escroquerie, ni blanchiment d’argent en bande organisée n’ont été reconnus par le tribunal. Une nuance juridique importante, qui distingue la fraude aux droits d’auteur d’un système financier structuré à plus grande échelle. Dans ce genre de dossier, chaque détail des procédures légales compte pour déterminer l’ampleur réelle de la responsabilité pénale.

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