Choc à Aubervilliers : un vigile gravement blessé par balle lors d’une attaque
Témoignage d’un collègue du vigile blessé par balle à Aubervilliers
Un incident violent s’est produit dans la nuit à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Un vigile en surveillance sur un chantier de la future ligne 15 du métro a été grièvement blessé par balle. RMC a pu recueillir le témoignage d’un collègue présent lors des faits.
Lucas*, qui travaillait sur le site, raconte qu’il a été alerté par son collègue, qui lui a dit qu’il venait d’être touché par une balle. « Il m’a appelé pour me dire qu’il avait reçu une balle », explique-t-il. Rapidement, ils ont tenté de le mettre en sécurité, puis la police est arrivée sur place.
Les faits se sont déroulés vers 2h20, selon des témoins. Un passant à scooter aurait ouvert le feu à proximité du chantier, situé entre Aubervilliers et Saint-Denis (93). La victime, touchée par une balle traversant de la joue jusqu’aux omoplates, était consciente à son arrivée à l’hôpital. Elle était en état de choc, très paniquée, et sa vie était en danger. Elle a été transportée en urgence absolue à l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis.
Une balle perdue ou une rivalité entre quartiers ?
Les policiers ont retrouvé sur place une douille de 12 mm, qui pourrait provenir d’un fusil à pompe, ainsi que 14 douilles de 9 mm. Pour l’instant, l’enquête reste prudente. Il se pourrait que la victime ait été touchée par une balle perdue, conséquence d’un conflit entre deux quartiers de la ville.
Deux heures avant l’incident, un témoin avait vu un scooter tirer en l’air avec un fusil à pompe, mais les policiers n’ont pas retrouvé la personne à l’origine de ces coups de feu. La victime pourrait donc être une victime collatérale dans une affaire de rivalités de quartiers.
Les collègues de la victime ont du mal à revenir à leur travail, marqués par la violence. Lucas confie qu’il pense souvent à la rapidité avec laquelle tout peut basculer. « Quarante minutes avant, il n’y avait rien. On discutait, et je lui disais que le quartier était un peu agitée. Il faut faire attention. Ça aurait pu m’arriver à moi », témoigne-t-il. L’agent de sécurité précise aussi qu’il n’a pas dormi depuis la nuit de l’incident, toujours sous le choc. Une enquête est en cours pour retrouver le tireur et le conducteur du scooter.



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