Les pays où les fugitifs français se réfugient le plus

Les pays favoris des fugitifs français selon la police

Selon une note interne consultée par BFMTV, la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) a analysé les notices rouges d’Interpol en cours pour établir une liste des pays où se réfugient le plus souvent les fugitifs français.

Les notices rouges, diffusées par la France à l’échelle mondiale, sont des demandes de localisation et d’arrestation. Elles sont souvent associées à un pays où le fugitif pourrait se trouver. La BNRF s’appuie sur cette base pour observer les destinations privilégiées des personnes recherchées.

Les résultats montrent que le Maroc arrive en tête, avec 218 fugitifs français recensés. Viennent ensuite l’Algérie (124), Israël (87), la Tunisie (59), les Émirats Arabes Unis (48) et la Turquie (6e position). Le Royaume-Uni se trouve en 7e place avec 34 fugitifs, suivi des États-Unis avec 20.

Les infractions principales selon les destinations

La même note interne classe les pays en fonction des infractions reprochées aux fugitifs français. En Israël, 91 % des personnes recherchées le sont pour des infractions financières. Il s’agit donc du pays où se trouvent majoritairement des fugitifs pour ce type de délit.

Au Maroc, la majorité des fugitifs sont soupçonnés de trafic de stupéfiants, représentant 49 % de ceux recherchés dans ce pays. En Algérie et en Tunisie, les personnes recherchées sont principalement pour des faits de droit commun et des violences envers des personnes. Cela inclut notamment les violences conjugales, intrafamiliales, la soustraction d’enfants ou encore les viols et autres agressions sexuelles.

Les Émirats Arabes Unis présentent une situation plus équilibrée. La majorité des fugitifs là-bas ont été recherchés pour des infractions financières (38 %), suivies par 33 % pour des affaires liées aux stupéfiants, et 25 % pour des crimes liés à la criminalité organisée hors stupéfiants. Seuls 4 % sont recherchés pour des faits de droit commun.

Il est important de noter que les infractions terroristes ne sont pas incluses dans cette analyse, car leur traitement relève d’autres services spécialisés.

Laisser un commentaire