Condamné en liberté, il viole son assignation pour aller au Parc Astérix

Un condamné viole son assignation à résidence pour se rendre au Parc Astérix

Azim Epsirkhanov, un Tchétchène de 25 ans, avait été condamné en mars dernier à 7 ans de prison lors du procès en appel des responsables présumés de l’assassinat du professeur Samuel Paty en 2020. Lors de ce procès, son rôle de complice et sa radicalisation avaient été écartés.

Il a été reconduit en liberté en juillet après avoir effectué sa peine en détention provisoire depuis 2022. Cependant, il restait soumis à une assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine, qu’il n’a pas respectée.

Une nouvelle condamnation pour non-respect de l’assignation

Le lundi 31 août, lors d’une comparution immédiate, Azim Epsirkhanov a été condamné à un an de prison pour avoir enfreint cette mesure. La justice lui reproche d’être allé au parc Astérix, ce qui constitue une violation claire de ses obligations.

Une intervention des forces de l’ordre

Vendredi 28 août, vers 15h30, lors d’un contrôle routier près du parc d’attractions, une équipe de gendarmerie a repéré l’homme dans l’un des véhicules. Connaissant sa situation, les policiers ont constaté qu’il était assigné à résidence, ce qui rend sa présence sur place illégale.

Les réactions de la famille de Samuel Paty

La sœur de Samuel Paty, Mickaëlle, a exprimé son indignation face à cette situation. Elle déplore la difficulté pour la justice de faire respecter les peines prononcées. Elle questionne la capacité du système judiciaire à appliquer correctement les mesures de contrôle, surtout dans des affaires sensibles.

“Moi ce qui me pose problème, c’est la difficulté qu’a la justice à faire appliquer convenablement les peines prononcées. Jusqu’à quand on va demander aux victimes de rester dignes et de ne pas s’offusquer?”

Les explications d’Azim Epsirkhanov

Lors de l’audience, l’homme a évoqué une mauvaise compréhension de ses obligations. Pourtant, l’analyse de ses téléphones portables montre qu’il ne respectait pas son assignation à résidence à huit reprises, uniquement sur le mois d’août dernier. Son avocate n’a pas souhaité faire de commentaire sur ces faits.

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