Disparition de Delphine Jubillar : son ex-mari avoue, mais la vérité reste mystérieuse
Une « balade classique » qui aurait pu faire avancer l’enquête
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar, une infirmière du Tarn et mère de deux enfants, a disparu sans laisser de traces. La disparition est restée inexpliquée jusqu’au 15 juillet dernier. Ce jour-là, Cédric Jubillar, son ex-mari, a avoué l’avoir tuée et a indiqué aux enquêteurs où il avait dissimulé le corps.
Les ossements ont été retrouvés à Mailhoc, dans un champ appartenant à un agriculteur, sous un tas de fumier. La découverte a profondément choqué les habitants, qui passaient régulièrement à proximité de ce terrain. Selon eux, le hasard aurait pu permettre une avancée plus rapide dans l’enquête si cette information avait été révélée plus tôt.
Les habitants sous le choc
Depuis plus de cinq ans, la question du lieu de la sépulture de Delphine Jubillar préoccupait la région. La révélation de Cédric Jubillar a permis de faire toute la lumière. Il a expliqué qu’il avait enterré le corps de sa femme dans un lieu très fréquenté, le long de la D600, un champ visible par tous les passants. Cet endroit, situé à proximité de Villeneuve-sur-Vère, est une promenade quotidienne pour de nombreux habitants.
Une résidente anonyme a confié à La Dépêche : « Nous avons été très surpris. Cet endroit, c’est un lieu connu de tous ici. Quand on sort promener nos chiens, c’est la balade classique. On passe devant presque tous les jours. Personne n’aurait pu croire qu’on avait la réponse sous les yeux depuis le départ. »
Les habitants sont également profondément affectés par cette révélation. Un autre résident a déclaré : « C’est difficile de se dire que ça ait pu avoir lieu chez nous. Ma première pensée va à l’agriculteur qui a dû traverser ce tsunami. » Il ajoute : « On est passés des dizaines de fois devant. Maintenant, il va falloir apprendre à vivre avec ce ‘si on avait su’ qui nous hante. » Certains déplorent aussi le comportement de curieux, venus « faire une espèce de tourisme morbide » dans le champ.
Les zones d’ombre encore présentes
La zone de fouille a été protégée par les autorités pour éviter toute intrusion et permettre la poursuite des investigations. Le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum expliquait le 16 juillet : « On a mis en place ce bouclage pour que tout le monde, que ce soit les médias ou les curieux, reste à l’extérieur afin que nous puissions travailler correctement. »
Cependant, malgré cette découverte, de nombreuses questions restent en suspens. Notamment, on ignore toujours comment Delphine Jubillar a perdu la vie, bien que Cédric Jubillar ait déclaré l’avoir étranglée. Plusieurs pistes restent à explorer, laissant encore planer des zones d’ombre sur cette affaire.



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