Six hommes en détention à Paris dans une affaire d’attaque terroriste déjouée

Six hommes ont été mis en examen et placés en détention samedi 25 juillet à Paris, dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Ils sont suspectés d’avoir participé à un projet d’attaque à Sarcelles, dont la nature précise reste encore floue deux semaines après la découverte d’armes dans une voiture.

Ce soir-là, le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé leur mise en examen pour plusieurs infractions de droit commun, notamment le vol en bande organisée, le transport et la cession d’armes. Les six hommes ont été placés en détention provisoire.

Les investigations ont débuté après la découverte, dans la soirée du 11 juillet, d’une voiture dans un quartier passant de Sarcelles, une ville de 60 000 habitants au nord de Paris. À l’intérieur, la police a retrouvé un fusil d’assaut de type Kalachnikov, un pistolet Beretta, ainsi que plusieurs chargeurs.

Des éléments liés à une attaque antisémite évoqués, mais sans preuve directe

Le 12 juillet, le président de la communauté juive de Sarcelles, Moïse Kahloun, avait indiqué qu’il serait « regrettable d’attribuer prématurément cet événement à une cible antisémite » si les investigations montraient une autre réalité. Il a précisé qu’aucun élément ne permettait à ce stade d’établir un lien direct avec la communauté juive, même si un cinéma avait été évacué, contrairement à une synagogue.

Le parquet a également précisé que l’enquête ne visait pas uniquement une piste antisémite, mais s’inscrivait dans une démarche de lutte contre un possible projet terroriste. Une information judiciaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle a été ouverte, permettant de poursuivre les investigations contre des personnes non encore identifiées, notamment pour préciser le projet d’action violente.

Les suspects et leurs rôles potentiels

Concernant les six hommes mis en examen, le ministère public indique que l’enquête n’a pas encore permis d’établir leur connaissance du projet terroriste à ce stade. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au convoyage du véhicule découvert le 11 juillet, ou d’avoir fourni ou livré les armes retrouvées.

Le parquet avait requis leur mise en examen pour vol en bande organisée, recel en bande organisée, association de malfaiteurs criminelle et délictuelle, ainsi que pour l’acquisition, la détention, le transport et la cession d’armes de catégories A et B en réunion.

Un des avocats de l’un des suspects a déclaré que son client, un quadragénaire, réfutait tout lien avec une action terroriste. Il est poursuivi pour transport et acquisition d’armes, ainsi que pour association de malfaiteurs.

Le véhicule suspect et l’enquête en cours

Les investigations visent également à identifier les commanditaires de la livraison du véhicule Toyota dans lequel ont été retrouvées les armes. Ce véhicule, stationné à proximité d’un cinéma, avait été signalé par les autorités le 11 juillet et découvert par la police dans le Val-d’Oise.

Par ailleurs, le 21 juillet, huit hommes âgés de 22 à 40 ans ont été interpellés en région parisienne. Un autre, âgé de 23 ans, était déjà en détention dans le cadre d’une procédure distincte. Certains d’entre eux ont vu leur garde à vue levée sans poursuite à ce stade.

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