Crans-Montana : Témoignage bouleversant des survivants après l’incendie meurtrier

Témoignage d’une victime de l’incendie de Crans-Montana : des séquelles physiques et psychologiques

Il y a près de six mois, un incendie survenu au Constellation à Crans-Montana a coûté la vie à 41 personnes. Parmi les 151 blessés, nombreux portent encore les marques physiques et psychologiques de cette tragédie. Les brûlures graves mettent souvent longtemps à guérir, parfois sans jamais disparaître. Les victimes doivent également faire face à des séquelles psychologiques, et dans certains cas, à des difficultés financières.

Camille est l’une de ces victimes. La nuit du Nouvel-An 2026, elle était venue voir son amie Cyane, employée du Constellation identifiée comme celle qui portait les bougies à l’origine de l’incendie. Elle raconte avoir été témoin de Jessica Moretti appelant la serveuse pour qu’elles aident à servir les bouteilles de champagne.

Une nuit d’horreur et de traumatismes

En quelques secondes, l’isolation acoustique du plafond a pris feu. Camille explique au média suisse 24Heures avoir été piétinée par la foule paniquée. Elle raconte : « Je me suis vue mourir, j’ai mis mes mains sur mon visage pour me protéger, je ne sentais plus mes jambes, j’étais paralysée. » Son compagnon a réussi à la sortir du bar, mais il n’a pas pu sauver Cyane. Camille a été blessée au bras et a une côte cassée. Elle souffre encore de brûlures au deuxième degré à la main et n’a pas encore retrouvé toute sa mobilité.

“Ma vie s’est arrêtée le 1er janvier” : une victime de l’incendie de Crans-Montana témoigne des séquelles physiques et psychologiques© Zuma Press/Bestimage

Les séquelles psychologiques et les difficultés quotidiennes

Les traumatismes psychologiques sont profonds. Camille garde en mémoire le chaos et l’horreur, notamment la tentative de réanimation de son amie qui a échoué. Elle confie : « Ma vie s’est arrêtée le 1er janvier, je n’arrive toujours pas à réaliser ce qui s’est passé. » Elle continue de vivre près de l’ancien logement de Cyane, incapable de déménager pour des raisons financières. Elle explique ne pas avoir pu faire le deuil de sa amie.

Un fonds a été créé pour aider les victimes à se soigner et à se reconstruire. Cependant, Camille, qui vient de perdre son emploi, n’y a pas droit. Elle n’a pas passé la nuit à l’hôpital, alors que c’est une condition pour bénéficier d’une indemnisation. Plusieurs dossiers sont encore en étude, mais l’avocat de Camille déplore la lenteur du processus. Il dénonce le peu d’attention portée au traumatisme psychologique, qui peut être plus long et plus grave que les blessures physiques, ainsi qu’à la précarité financière des victimes.

Les enjeux et les défis à venir

Ce qu’il faut retenir :

  • Camille témoigne de ses difficultés de reconstruction après l’incendie.
  • Elle a vécu l’horreur, notamment la perte de son amie Cyane.
  • Elle souffre aujourd’hui de stress post-traumatique et rencontre des problèmes financiers.

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