Jérôme Barella sous le feu après des alertes américaines avant l’affaire Lyhanna

Avant l’affaire Lyhanna, des signalements américains concernant Jérôme Barella

Avant que l’affaire Lyhanna ne fasse la une, le comportement en ligne de Jérôme Barella avait déjà attiré l’attention. Un organisme américain spécialisé dans la lutte contre la pédocriminalité avait transmis plusieurs alertes à son sujet à l’Office national des mineurs en France, selon nos sources. Ces informations ont été confirmées par Le Monde.

Ce centre, appelé le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC), a pour mission de collecter toutes les alertes relatives aux infractions sexuelles envers des mineurs en ligne. Cela inclut notamment les échanges de contenus pédocriminels, les propos à caractère sexuel ou encore les extorsions sexuelles.

Ces signalements ne contiennent pas toujours l’identité complète de l’auteur. Dans le cas de Jérôme Barella, il est encore difficile de savoir si ces alertes comportaient suffisamment d’éléments pour l’identifier précisément. La date et le contenu exact de ces signalements restent inconnus.

Un volume important de signalements chaque année

Selon Le Monde, ces alertes du NCMEC ont été découvertes après que l’affaire Lyhanna a éclaté, lors de l’enquête sur la vie de Jérôme Barella. Ces signalements n’avaient pas été transmis à la justice et ne donnaient pas lieu à une enquête à ce moment-là.

Chaque année, l’Office national des mineurs reçoit près de 200 000 signalements en provenance des États-Unis. Certains concernent des faits graves, mais d’autres sont moins pertinents. Il faut aussi noter que l’âge de la majorité aux États-Unis est fixé à 21 ans, contre 18 ans en France, ce qui peut expliquer certains écarts dans la nature des alertes.

Ces signalements proviennent aussi d’associations françaises, de la plateforme Pharos, de particuliers ou encore d’organisations internationales comme Interpol ou Europol. L’office dispose d’une quarantaine d’enquêteurs pour traiter cette masse d’informations.

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