Enquête sur la mort de Lina Delsarte : un an et demi d’angoisse toujours non résolue
Une enquête toujours en cours plus d’un an et demi après la découverte du corps de Lina Delsarte
Plus d’un an et demi après la découverte du corps sans vie de Lina Delsarte à Sermoise-sur-Loire, l’enquête n’a pas encore abouti. Selon le parquet, l’instruction est toujours en cours, malgré le suicide du principal suspect, Samuel Gonin.
Les faits remontent au 16 octobre 2024, lorsque le corps de la jeune fille, âgée de 15 ans, a été retrouvé dans un bois près de Nevers, en Nièvre. La jeune fille avait disparu le 23 septembre 2023, lors de sa fugue depuis Saint-Blaise-La-Roche, dans le Bas-Rhin.
Les autorités précisent que plusieurs expertises médicales et techniques sont toujours en attente avant la clôture de l’enquête. La procédure judiciaire reste donc ouverte à ce jour, le 6 juin 2026.
Une cause de décès encore indéterminée
Le dernier communiqué du parquet de Strasbourg, datant du 19 décembre 2024, indique que l’autopsie n’a pas permis de déterminer précisément la cause du décès de Lina. Cependant, les éléments recueillis évoquent une « strangulation mécanique ».
Le procureur de la République par intérim, Alexandre Chevrier, a expliqué que l’autopsie avait relevé un sillon horizontal sous le menton ainsi qu’un tissu entourant la région cervicale et la base du crâne, laissant penser à une strangulation à l’aide d’un tissu.
Des fissures linéaires sur la partie gauche de la mandibule ont aussi été observées, pouvant résulter d’un traumatisme au niveau du visage et du cou.
Une enquête titanesque
Le jour de la découverte, le corps de Lina était habillé des vêtements qu’elle portait lors de sa disparition. Son suspect, Samuel Gonin, s’est donné la mort en juillet 2024, laissant une lettre à ses filles dans laquelle il évoque avoir perdu son « honneur, dignité, humanité ».
Le 20 décembre 2024, le général Dominique Lambert, sous-directeur de la police judiciaire, a indiqué que cette enquête était « hors du commun » par l’ampleur des investigations. Plus de huit millions et demi d’informations ont été traitées, avec des centaines d’auditions et de constatations.
Plus de 300 véhicules ont été examinés, ainsi qu’une vingtaine d’opérations de police technique poussées. Plus de 400 auditions ont été réalisées, et la base de données de l’enquête contient près de 8,5 millions d’informations, témoignant de la complexité de ce dossier.



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