Perquisitions à l’Élysée sur l’attribution des marchés du Panthéon
Perquisitions à l’Élysée dans le cadre d’une enquête sur l’organisation des cérémonies au Panthéon
Le 21 mai, des perquisitions ont été réalisées dans les locaux de l’Élysée. Ces opérations ont été menées dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte concernant l’attribution des marchés pour l’organisation des cérémonies d’entrée au Panthéon, a confirmé le parquet national financier (PNF).
Ces perquisitions ont enfin pu se dérouler après une période de refus de la part de la présidence. En avril dernier, l’Élysée avait en effet éconduit des enquêteurs financiers venus pour une perquisition, invoquant le principe d’« inviolabilité » des locaux de la présidence, conformément à l’article 67 de la Constitution.
Selon le parquet, cette procédure vise notamment à examiner les conditions d’attribution de certains marchés publics liés à l’organisation des cérémonies de panthéonisation, notamment celles confiées au Centre des Monuments Nationaux (CMN).
Les enjeux de l’enquête
Selon Le Canard Enchaîné, qui a révélé cette affaire, les enquêteurs s’intéressent particulièrement à la société Shortcut Events. Elle a été chargée d’organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon pour des personnalités illustres durant 22 ans. Chaque cérémonie aurait coûté environ 2 millions d’euros à l’État.
Les enquêteurs se demandent si ces marchés ont été attribués de manière régulière et conforme aux règles, ou s’il pourrait y avoir des irrégularités.
Le contexte des échanges avec la présidence
En avril, lorsque les enquêteurs sont venus perquisitionner, l’Élysée avait opposé une forte résistance en invoquant l’inviolabilité des locaux. Le procureur Pascal Prache a indiqué que les magistrats avaient été confrontés à une analyse juridique selon laquelle l’article 67 de la Constitution empêcherait toute perquisition dans ces lieux.
Malgré cette opposition, la procédure du 21 mai a été menée après des « échanges institutionnels » pour en permettre le déroulement, précise le PNF. Ces échanges sont rares, car il s’agit d’une démarche exceptionnelle dans ce type de contexte.
Les dernières perquisitions à l’Élysée remontent à 2018, dans le cadre de l’affaire Benalla, sous la présidence d’Emmanuel Macron.



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