Incendie de Crans-montana : Mystère et enquête après la nuit qui a choqué la Suisse
Une enquête complexe après l’incendie du bar Le Constellation
L’incendie survenu dans la nuit du Nouvel An dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse, continue de faire des vagues. La station de ski est toujours sous le choc et la justice s’emploie à faire toute la lumière sur cette tragédie.
Ce drame a coûté la vie à 41 personnes et en a blessé 115 autres. Une enquête pénale a été ouverte pour déterminer les causes exactes de l’incendie, vérifier le respect des normes de sécurité et identifier d’éventuelles responsabilités à différents niveaux.
Une mise en cause supplémentaire dans l’enquête
Selon le ministère public du canton du Valais, communiqué ce mercredi 20 mai 2026 et relayé par l’AFP, une quatorzième personne est désormais mise en cause. Il s’agit d’un employé du service des constructions de Crans-Montana. Les enquêteurs examinent également le rôle d’autres agents communaux et plusieurs élus locaux dans cette affaire.
Une demande d’indemnisation record après le drame
Par ailleurs, une victime française de 26 ans, gravement blessée dans l’incendie, réclame une indemnisation de 8,2 millions d’euros. C’est l’avocat valaisan Sébastien Fanti qui a saisi la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) à Paris pour défendre ses intérêts. Cette démarche fait partie d’un dossier plus large, qui inclut une plainte pénale déposée le 1er avril auprès des autorités valaisannes.
Il explique : « Nous demandons deux millions d’euros à titre d’acompte pour couvrir les frais urgents, et le reste pour la vie de ma cliente. » L’avocat précise que cette somme est une estimation provisoire, établie par un expert, qui prend en compte à la fois les blessures physiques et la perte de revenus de la victime.
Des blessures graves et une procédure judiciaire en cours
Selon Me Fanti, la jeune femme souffre de brûlures thermiques de deuxième et troisième degrés sur 58,5 % du corps. Elle présente également un « traumatisme psychologique majeur ». Il ajoute que la victime a, à ce stade, perdu l’usage de ses mains, ce qui souligne la gravité de son état et la nécessité d’un suivi médical à vie.
L’avocat estime que les chances d’obtenir une indemnisation sont importantes, affirmant : « La France tiendra la commune et le Canton du Valais pour responsables, j’en suis certain. » Il précise qu’il représente au total 26 victimes et leurs proches dans cette affaire. Le parquet valaisan a confirmé l’ouverture d’une procédure pour incendie par négligence, lésions corporelles graves par négligence, et violation des règles de l’art de construire.



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