Choc dans La Vienne : un homme suspecté d’un double féminicide dans la meme journée

Un homme interpellé pour un double féminicide dans la Vienne

Un homme d’une soixantaine d’années a été arrêté par les gendarmes ce dimanche 12 avril, à Montmorillon, en Vienne. Il est suspecté d’avoir tué deux femmes dans la journée.

Les victimes sont une ex-compagne de l’homme et sa sœur. Selon le parquet de Poitiers, l’agresseur, qui a été blessé à la poitrine lors de son arrestation, a été transporté en hélicoptère au centre hospitalier universitaire de Poitiers. Son état est jugé critique.

Les circonstances de la découverte

Les corps des deux femmes ont été retrouvés à l’extérieur de leur maison, alertés par des voisins. L’une était dans l’allée, près d’un véhicule, l’autre devant la porte d’entrée. La procureure Rachel Bray indique que l’auteur des faits, « manifestement voisin des deux victimes », a été vu partir en sanglanté, une arme à la main. Il a été rapidement localisé devant son domicile, blessé par balle au thorax.

Une intervention policière massive

Pour procéder à son arrestation, plus d’une centaine de gendarmes ont été mobilisés, incluant le GIGN de Tours et le Peloton de surveillance et d’intervention de la Vienne. La capture a été facilitée par un drone, et l’opération a été menée par une unité d’élite de la gendarmerie.

Le contexte de l’affaire

Les enquêteurs précisent que l’auteur des faits était un voisin des victimes. Il a été aperçu en train de partir en sang, armé, avant d’être retrouvé devant son domicile, blessé par balle. La nature du mobile reste à déterminer.

Selon les dernières statistiques, 107 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire en 2024, contre 96 en 2023, selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).

Le numéro 3919, « Violences Femmes Info », est la ligne d’écoute gratuite et anonyme pour les femmes victimes de violences. Il offre une assistance, des conseils, et oriente vers des dispositifs d’aide et de prise en charge. Ce service est géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF).

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